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Publié par Saoudi Abdelaziz

 
 
 
DR-Meeting de Jean-Luc Mélenchon, place de la Bastille le 18 mars 2012
  
  
« Il est de toute première nécessité de changer radicalement de politique. La masse de travail disponible décroit de jour en jour, jetant des milliers de travailleurs dans l’angoisse et la précarité ».
  
  
Par Claude Leclerc
 
Mardi dernier, J.-L. Mélenchon était invité, à France Inter, à répondre aux questions des auditeurs. Au premier de ceux-ci, se présentant comme étant de gauche, qui lui reprochait de stigmatiser le PS et d’utiliser des mots durs à cette fin, il a administré une leçon de ce qu’est d’être de gauche et de pratiquer une politique de gauche.
 
Alors que chaque jour le chiffre du chômage augmente, que la politique pratiquée par l’équipe aux commandes tend de plus en plus à calquer la précédente contrairement aux promesses de campagne, que le MEDEF réclame encore plus d’aides aux entreprises, plus de moyens pour licencier, plus de tout, il faudrait de surcroit rester le chapeau à la main comme le Tiers Etat le 5 mai 1789, lors de l’ouverture des Etats généraux alors que les deux autres ordres restaient couverts, s’incliner et pourquoi pas, applaudir.
 
L’heure n’est plus au rond de jambe, l’heure est au constat d’échec d’une politique qui pousse au désespoir des millions de Français et qui commence à alarmer sérieusement la gauche du parti au pouvoir et tous les Français.
 
Il est de toute première nécessité de changer radicalement de politique. La masse de travail disponible décroit de jour en jour, jetant des milliers de travailleurs dans l’angoisse et la précarité. Il faut donc le partager et ceci sans baisse de salaire afin de permettre le maintien de la consommation. Comment y parvenir ? En exigeant une juste répartition du profit capté par les imposteurs à la tête des entreprises, soutenus par les représentants de la droite et l’extrême droite. Les nantis se goinfrent, les actionnaires veulent une rentabilité à 2 chiffres, un flot d’argent circule n’étant gagé sur rien.
 
Voilà la réalité. Aux yeux des grandes sociétés, des représentants de la droite, des grands patrons, la protection sociale, les indemnités de licenciement, le RMI, la sécurité sociale, tout ceci n’est que gabegie. Et surtout, le travail est trop payé alors que les médias nous parlent de « travailleurs pauvres » appellation honnie. Hier on parlait d’exploitation de l’homme par l’homme, aujourd’hui, l’homme n’est même plus exploitable parce que trop nombreux, il encombre. Depuis l’apparition des techniques de l’informatique, si de nombreux métiers ont disparu, d’autres ont été créés mais sans jamais compenser les pertes. La cybernétique, l’automation, la robotique ont un impact négatif sur la masse d’emplois disponibles. Arnaud Montebourg annonce un plan de 100 millions d'euros d'aides à la robotique française, pour faire de la France un pays leader en la matière, a-t-il songé à celui qui sera remplacé par cette machine ainsi créée ? Ira-t-il rejoindre la cohorte des non employables, des inutiles, des « en trop ». Et le propriétaire de cette machine, partagera-t-il le profit généré d’une production quotidienne sans coût, sans limite de temps ?
 
Elle est loin l’époque où l’on parlait de partager en trois parts les profits : Une pour l’investissement, une pour le travail, une pour le capital en ajoutant le paiement par machine d’une cotisation sociale. Baliverne, mensonge, poudre aux yeux : depuis 40 ans tous les gouvernements ont soutenu l’entreprise, ce sont des sommes colossales qui ont été englouties pour le piètre résultat obtenu aujourd’hui, un chômage record, un horizon borné, une recrudescence de suicides, un désespoir sans nom.
 
Alors, pas de retenue, il faut que ça change, c’est une affaire de survie : résistons surement mais surtout soyons offensif, sans complexe, exigeons, prenons et n’oublions pas :
 
« Tout est à nous, rien est à eux ! »
 
Allons, ensemble, le 5 mai, le crier à Paris.
 
 
 
 
PS – Nous sommes le jeudi 2 mai 2013, il est 22 h 38. J.-L. Mélenchon vient de terminer son interview à Médiapart en demandant à chacun d’entre-nous de la discipline dimanche lors de la marche pour la VIe république. Nous venons d’assister à un grand moment de la vie politique française et à la démonstration de ce que doit être l’information et le journalisme.
 
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