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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le projet officiel de construire sur le site de Bellara, situé entre Jijel, El Milia et Mila, d’une usine de fabrication d’automobile, connaît un nouveau feuilleton. L’entreprise parrainée par Sarkozy, tacle la favorite de son amie Merkel. Le PDG de Renault, « premier fournisseur de l’Algérie », ne veut pas voir Wolkswagen s’installer dans la production automobile et affirme que Djendjen, le plus grand port en eau profonde d’Algérie, est « un micro-port complètement paumé » !

 

Les Algériens, ont l’impression de servir de spectateurs à un spectacle médiatique dont les ressorts sont cachés. Les Algériens sont de plus en plus dubitatifs, voire méfiants, devant les effets d’annonces, depuis avril dernier, du ministre Benmeradi, portant sur des projets considérables dans divers secteurs industriels. S’agit-il de la mise en place d’une toile de fond réjouissante mais factice pour faire passer auprès des Algériens les projets de normalisation politique engagés par le régime ? Pour l’heure la production industrielle réelle peine à décoller et celle du secteur public recule.

 

Un article du Maghreb Emergent évoque les remous créés par les récents propos du PDG de Renault. Extraits :

 

 

"Pas question de laisser qui que ce soit… construire en Algérie une usine !

 

"Renault est la première marque en Algérie, il n'est pas question de laisser qui que ce soit venir construire en Algérie une usine. Si le gouvernement algérien souhaite une usine en Algérie, nous préférons que ce soit une Renault", rapporte l’agence Reuters.

 

Le Quotidien d’Oran souligne que l’Afp a censuré Carlos Ghosn sur la phrase litigieuse : «  « Renault est la première marque en Algérie… Si le gouvernement algérien souhaite une usine en Algérie, nous préférons que ce soit une Renault". Un signe, selon le journal, que les rédacteurs de l’agence français ont parfaitement l’aspect « choquant » du propos pour les algériens. Mais si l’Afp, les journaux algériens ont accès aussi à Reuters. Et ils étripent, la « mauvaise foi » du PDG de Renault que le journal l’Expression croit déceler dans le « il n’est pas question ». « Renault n'a pas l'intention de construire une usine en Algérie, mais elle entretient l'illusion pour empêcher les autres marques de s'installer en Algérie » souligne le journal. Le message de Carlos Ghosn a été clairement perçu comme une sommation à Volkswagen – qui discute avec les autorités algériennes d’un projet d’usine et qui pourrait être soutenu par un fonds d’investissement qatari » - de ne pas venir perturber « son marché ».

 

Un message de trop

 

Un « message de trop » estime le Quotidien d’Oran qui reprend les propos d’un dirigeant de Renault rapportés par les Echos et qui sont franchement hostiles à un projet d’usine en Algérie. Ledit dirigeant rejette l’idée d’une implantation au niveau de la zone franche de Bellara. Le plus grand port en eau profonde d’Algérie est présenté sommairement par ce dirigeant comme « un micro-port complètement paumé », les conditions d’investissement sont qualifiées de « peu avantageuses » par rapport à celles obtenues au Maroc. Bref, selon le résumé de Les Echos les « conditions imposées sont dures à avaler ». Les « avertissements » adressés par le PDG de Renault à Volkswagen suscitent l’indignation. « Il y a sans doute au moins une mise au point publique à faire par M.Benmeradi qui pourrait paraphraser M.Ghosn en disant : Il n'est pas question de laisser Renault décréter qu’aucun autre constructeur ne peut venir en Algérie. C’est la formule polie. Mais Benmeradi pourrait être plus cassant… ce qui ne serait pas plus mal ! »

 

 

Oussama Nadjib, 11 février.  Extraits. Pour lire le texte intégral : Maghreb Emergent

 

 

 

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