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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L’indépendance politique stratégique d’un parti permet la diversité des choix tactiques. En même temps, cette indépendance est un combat permanent contre le risque que le mort ne saississe le vif. Les messages de Hocine Aît Ahmed avant et après l’engagement du FFS dans la campagne électorale, mesure ce danger.

 

Dans un récent article de ce blog nous avions noté, pendant le débat interne du FFS sur la participation aux législatives : « Hocine Aït Ahmed a raison d’écrire « Il est bien peu probable que les prochaines élections soient des élections ouvertes. En fait, et sans précautions inutiles, les prochaines élections n'ont aucune chance d'être des élections ouvertes ».

C’est donc en toute connaissance de cause que le FFS, en tant que parti, prendra sa décision. Elle sera dans tous les cas honorable, venant d’une formation politique authentiquement républicaine. »

 

La décision du FFS mérite d’être encouragée si elle s’inscrit dans la dynamique engagée dans ce parti, depuis le printemps dernier, en faveur d’un appui plus systématique aux initiatives populaires. Sortant progressivement d’une position de repli délibéré, le FFS a mesuré  la profondeur de la lame de fond qui émerge de notre peuple, dans des luttes sociales quotidiennes apparemment a-politiques, mais qui mettent à nu, inexorablement, mois après mois, la nature obsolète de notre système politique. On a assisté durant l’été 2011 à un renforcement des capacités de la direction nationale du FFS pour soutenir, impulser et orienter ces luttes.

 

Nous nous sommes fait l’écho dans ce blog de l’attention plus soutenue des organisations locales du FFS, aux  revendications et aspirations quotidienne des citoyens, qui exigent ouvertement ou de manière latente, que l’état de droit triomphe au quotidien, dans toutes les sphères de la vie sociale.

 

Le rôle d’un parti national est évidemment de faire que ces revendications politiques quotidiennes, capillaires, se fondent dans un vaste mouvement uni pour des changements démocratiques globaux au service du développement et de la justice sociale et dans la dignité citoyenne retrouvée.  

 

Nous espérons que les trois mois à venir seront pleinement utilisés par Le FFS pour renforcer son lien avec les différentes couches de la population, dans toutes les régions du Pays. Mais aussi pour accroître les capacités d’action et de réflexion parmi les citoyens, condition fondamentale pour faire bouger, en profondeur, la vie politique et modifier les rapports de forces en faveur du changement.

 

Notre blog se fera l’écho des prises de positions et des intitiatives du FFS, des démarches qui nous paraissent intéressantes venant de candidats de ce parti ou d’autres formations. Nous relayerons aussi les réflexions des Algériens qui appellent au boycott, afin que le clivage fondamental ne passe pas entre ceux qui boycottent et ceux qui participent mais entre le vieux système obsolète et les forces du changement, dans leur diversité.

 

Et pour mettre à nu les diviseurs professionnels que le système entretient dans tous les « camps », à travers les gros moyens des services qui protègent la domination.

 

Saoudi Abdelaziz, 3 mars 2012, 10h00

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