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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

DR-Ministère des Finances

 

 

 

Aujourd’hui, l’IRG, impôt sur les salaires, prélevé à la source, rapporte au fisc algérien plus de deux fois celui de l’IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés).

C’est ce que nous apprend Safia Berkouk qui publie dans El Watan un reportage intitulé : « Excessif, confiscatoire, injuste : pourquoi l’impôt rebute les Algériens ».

 

 

 

EXTRAITS

 

 

(…) Lotfi, 43 ans, comptable dans une entreprise publique, touche moins de 30 000 DA par mois et affirme être prélevé à près de 50 000 DA par an au titre de l’IRG (impôt sur le revenu global). «C’est trop», dit-il. L’idéal, selon lui, serait d’appliquer aux salariés un impôt «forfaitaire symbolique». C’est un «geste» que ferait le gouvernement vis-à-vis d’un peuple «qui n’a pas eu sa part de la rente pétrolière».

 

Lotfi admet que si les travailleurs n’étaient pas prélevés à la base, «je ne déclarerais pas la totalité de mon revenu».

Même son de cloche, ou presque, du côté des travailleurs non salariés. Farid, co-propriétaire d’une agence immobilière à Alger paye l’impôt forfaitaire unique (IFU) à 12%, réparti entre 7% de TVA, 2% de TAP et 3% d’IBS. Le problème, selon lui, c’est que «le chiffre d’affaires est revu à la hausse annuellement par l’administration fiscale, c’est-à-dire que la part qui revient aux impôts augmente également». Une révision laissée à l’appréciation de l’administration fiscale seule, sans forcément tenir compte de la réalité du marché. Par ailleurs, le hic avec l’IFU, c’est «que vous fassiez un bon chiffre d’affaires ou une année à blanc, vous payez quand même et que les 3% de l’IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés) devraient s’appliquer sur les bénéfices réalisés et non sur l’ensemble du chiffre d’affaires».

 

 

Sentiment d’injustice

 

 

Même s’ils s’estiment surtaxés, ces contribuables ne s’opposent pas au payement de l’impôt lui-même, mais à «l’injustice du système». Mohamed, enseignant dans le public, se plaint que ce soit «les moins riches qui payent pour les autres». «Pourquoi ceux qui ont des sociétés et des containers ne sont pas inquiétés», s’interroge-t-il.

En effet, le système algérien étant un système déclaratif et les moyens de l’administration étant limités, beaucoup d’opérateurs économiques et de personnes morales imposables échappent au contrôle du fisc. «Le pourcentage des dossiers contrôlés par an ne dépasse pas les 4 à 5%, ce qui veut dire qu’il y a 90% qui échappent à ce contrôle», nous a affirmé précédemment une source fiscale.

Aujourd’hui, le produit de l’IRG dépasse celui de l’IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés). Durant les neuf premiers mois de l’année 2012, il a rapporté 422,6 milliards de DA au Trésor public contre 190 mds de DA pour l’IBS.(…)

 

Safia Berkouk, 1er avril 2013. Texte intégral : El Watan.com

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Commenter cet article

fartas 03/03/2014 19:48

non seulement on a des cons qui décident en plus ils sont des fils de chiennes.j'aurai du respect pour les chiens mais pas eux. qu'ils aillent se faire foutre oulad lahram.