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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Nous avons reçu ce message de l’association Moubadara

 

Le militant et moudjahid Georges Acampora s'est éteint, cet après-midi à 17h (11 février) à l'hôpital de Ain En Naadja, à l'âge de 86 ans.
 
Ce fils de Bab El Oued, ou il est né ou il a vécu, l'Algérie a été sa patrie dans le sens plein du terme et ses habitants ses frères et sœurs.
 Cet ouvrier tourneur a fait son choix dès son jeune âge: syndicaliste, puis militant du Parti communiste algérien (PCA) , il rejoint les  CDL ( combattants de la libération du PCA) puis il est fidai au sein de l'ALN-FLN , après les accords FLN-PCA, arrêté et affreusement torturé, il est condamné à mort . Il ne sera libéré qu'à l'indépendance.
Il prend sa place dans le combat pour l'édification de l'Algérie au sein de la protection civile où il fera un parcours exemplaire jusqu'au grade de lieutenant colonel.
Dans son quartier de Bab El Oued il est à l'écoute de ses voisins et ces derniers lui rendent bien: lui et Juliette son épouse seront sous la protection des habitants, même pendant les périodes les plus noires.
Il avait plusieurs familles, d'abord celle de Bab El Oued  ou un jeune médecin du quartier donnera le nom de Georges Acampora à une clinique inaugurée à Hammamet près d'Alger. Il conservera sa famille du PCA puis du PAGS, celle de l'ALN-FLN, des anciens condamnés à mort, de la protection civile qui a été à ses côtés jusqu'à l-ultime minute.
Toutes ces familles s’étaient retrouvées ensemble pour rendre hommage à Georges et Juliette  Acampora le 29octobre 2011,  à la clinique de Hammamet. Une cérémonie pleine de fraternité et d'émotion. Georgeot comme l'appellent ses amis n'a pas fait de discours, sollicité pour dire un mot, une phrase il a rassemblé ses forces et sa voix pour dire les larmes aux yeux "tahya el djazair"

L'enterrement est prévu pour le lundi 13 février, l'après-midi, au cimetière de Bologhine.

 

 

Georgeot Antoine Acampora  est né à la mi-février 1926, rue d’Orléans au vieux quartier de la Marine, à Bab El Oued. Les parents sont d’origine italienne. Le père Augustin Acampora vient d’Italie, il est marin pêcheur chez un patron à la Pérouse, aujourd’hui Tamenfoust. Sa mère Clémentine Castagna, travaillait chez elle, à domicile, comme cordonnière. Georgeot sera le dernier des six frères et sœurs.

 

Il quitte l’école à 14 ans et travaille comme ouvrier pêcheur. Il est ensuite embauché chez Spinoza, comme apprenti tourneur, puis chez Fotiadis près de l’Agha, toujours comme tourneur. Il passera ensuite à l’usine Job de tabac à Bab El Oued, dans l’entretien du matériel. C’est chez Job, que cet ouvrier deviendra syndicaliste à la CGT et c’est là qu’il dirigera une grève de 40 jours de l’ensemble des quatre  usines de tabacs de Bab-El-Oued.

 

Il adhère au parti communiste algérien en 1950.

 

Quelques mois après le 1er novembre 54, au printemps 55, il active dans Combattants de la Libération, les CDL, crées par le PCA, et qui seront intégrés dans l’ALN après les accords FLN-PCA. Acampora participe à l’attaque du commissariat de la Redoute. Ouvrier tourneur expérimenté, il utilise les ateliers des Pompiers pour réparer les mitraillettes, rectifier les culasses. Sur dénonciation Georgeot est arrêté à la caserne, torturé, emprisonné à Serkaji, puis condamné à mort. Il est transféré à la prison d’El-Harrach avec 181 autres patriotes condamnés à mort, lorsque leur peine est commuée en travaux forcés à perpétuité.

 

Après l’indépendance Acampora apporte une grande contribution à l’édification du corps des Pompiers.

 

Le  11 mars 1991, dans un entretien paru dans le journal l’Humanité il confiait : « Je continue à militer au Parti de l’Avant- Garde Socialiste (PAGS). »

 

Source : Moubadara

 

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