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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

Depuis sa nomination Amara Benyounès, ministre chargé aussi de l’environnement, ne s’est pas encore prononcé publiquement sur des dossiers stratégiques lourds qui concernent son ministère.

 

 

 

 

 

Comme le projet, qui serait irréversiblement catastrophique, de construction d’un complexe pétrochimique dans la magnifique réserve naturelle de Guerbès-Sanhadja, dans la région de Skikda. Un projet qui doit faire se retourner dans sa tombe le défunt professeur Djebaïli, le fondateur de l’action algérienne en faveur de l’environnement victime de la Décennie noire.

 

Mais un ministre peut-il, en Algérie, avoir un droit de regard sur un investissement décidé par Sonatrach, le pourvoyeur de la rente dont les parrains sont autrement plus puissants ? L’objectif est sans doute trop élevé pour le ministre qui a choisi de s’attaquer à un adversaire qui lui semble plus à sa portée : le sac plastique. Mais, attention ! Cet ennemi insignifiant est très coriace. Il règne sans partage sur les marchés de France et d’Europe, mais pas dans les boulangeries. Une variante au polyéthylène modifié, en vigueur dans les grandes surfaces n’a pas encore prouvé qu’elle est biodégradable.

 

 

250 milliards de fragments de plastique polluent la Méditerranée

 

 

Le sac plastique règne aussi dans les eaux côtières des deux rives de la Méditerranée, où il a détrôné la méduse. M. Benyounès a un plan. Comme d’habitude, en Algérie, ce sera une loi. Une dépêche de l’APS  rapporte les propos du ministre : « Le projet de loi en cours d’examen au niveau du ministère sera soumis au Premier ministère pour débat et enrichissement".

 

Saoudi Abdelaziz, 7 juin 2013

 

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