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Publié par Saoudi Abdelaziz

Au téléphone, mon ami Heda semblait satisfaite hier. Cette infirmière slovaque retraitée, âgée de 82 ans, venait de voter. Les retraités de Presov, sa ville situé à l’est de la Slovaquie, ont, selon elle, majoritairement voté pour le parti de Robert Fico (prononcez Fiço). « Les moins intelligents votent chrétien-démocrate » affirme cette chrétienne, protestante pratiquante. Elle pense que son favori va gagner.

 

Elle ne semble pas branchée sur le scandale de la corruption, révélé par le rapport « Gorille » qui agite le pays, particulièrement dans la capitale Bratislava. Ce qui la préoccupe d’abord, ce sont ses conditions concrètes d’existence.

 

« Fiço avait augmenté nos retraites lorsqu’il était premier ministre. Le gouvernement actuel n’a rien fait et a aggravé la situation, surtout pour l’accès aux soins, qui deviennent très chers et cela devient un gros problème ». Elle veut aussi que les jeunes couples soient soutenus, car « bientôt, il n’y aura plus de Slovaques en Slovaquie ». Elle précise : « Fico avait accordé 25000 couronnes pour chaque nouveau-né, cela a été supprimé ».

 

Le programme de Robert Fico et de son parti social-démocrate, selon le journal économique Les Echos :

 

Lors de la campagne, Robert Fico, qui a dirigé le gouvernement de 2006 à 2010, a indiqué qu'il entendait en finir avec le taux d'imposition unique sur les revenus et augmenter les impôtsdes plus aisés (au-delà de 33.000 euros de revenus annuels) pour s'attaquer au déficit budgétaire.

Il préconise notamment un impôt spécial de 0,7% sur les dépôts bancaires et une hausse de l'impôt sur les sociétés à 22% contre 19% actuellement. "Si vous enregistrez des bénéfices record, vous paierez des impôts record", a-t-il prévenu.

Il a également critiqué les mesures de flexibilité imposées dans le code du travail par le gouvernement de centre-droit en matière d'embauche et de licenciement, trouvant un écho parmi la population inquiète en raison d'un chômage qui atteint 13,7%.
La Slovaquie est le deuxième pays le plus pauvre de la zone euro avec un salaire minimum mensuel de 327 euros, soit la moitié de celui en Grèce.

Ces élections interviennent avec deux ans d'avance après que le parti Liberté et Solidarité (SaS) a quitté la coalition gouvernementale en octobre pour ne pas soutenir la réforme du FESF.

La possible déroute de la SDKU trouve ses origines dans une affaire de corruption déclenchée par la publication en décembre d'un rapport des services de renseignement. Ce rapport, baptisé "Gorilla", fait état de la collusion présumée de grands partis politiques slovaques avec le secteur financier dans le cadre de projets de privatisation et de marchés publics dans le milieu des années 2000. Texte intégral

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