Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

C’est l'intertitre d’une partie du tour d’horizon d’Ahmed Selmane dans l’hebdomadaire La Nation.info.

 

 (…)  Le débat qui se déroule au FFS sur le thème de la participation ou non est phagocyté par des interventions externes qui soudainement se soucient de «son âme ». Et bien sur, de manière sincère - mais le plus souvent insincère – la tendance est d’inciter le FFS à ne pas y aller. Après tout la conclusion est aisée en apparence : le régime organise une énième comédie des élections. Et il faut ne pas y être.

 

C’est une réponse possible. Mais en toute honnêteté pas, elle n’est pas la seule. Participer en connaissance de cause et en intégrant parfaitement le fait établi que le régime n’a aucune intention de changer ses modes de contrôle par la force et la corruption, est également une option.

 

Participer ou ne pas participer sont toutes deux des options qui ne sont pas en contradiction avec l’éthique politique que défend le FFS. Mais le FFS est tenu par sa propre expérience et sa propre expérimentation. Il est tenu aussi par l’usage que le régime fait de la «représentation » à l’APN aisément transformable en chemin d’accès à la « mangeoire » et donc de moyen de fausser et de discréditer les partis.

 

Le choix que doit faire le FFS relève de ses propres militants et non des sollicitations de ceux qui ont souci de son âme. Il ne dépend pas non-plus de l’attitude du régime : c’est une donnée clairement établie qu’il magouille, manœuvre et manipule pour préserver le statuquo même en s’offrant de nouvelles devantures.

 

Quel que soit le choix que fera le FFS, il y aura des écueils et des manœuvres. Le véritable enjeu est que les militants comme les élus soient engagés par le même souci éthique de faire avancer le pays. Et que la politique n’est pas une entrée en affaire mais un combat. L’engagement éthique solennel et public de défendre la politique du parti et de suivre ses décisions s’applique aux militants. Il s’applique encore davantage pour des élus qui vont se retrouver dans l’antre de la « mangeoire » où ils doivent se rappeler constamment qu’ils sont en mission pour faire changer les choses non pour participer à la dégradation orchestrée par le régime.

 

Un parti, face à un régime manœuvrier, doit rester maitre de sa décision. Que ce soit pour aller aux élections ou pour se retirer d’une assemblée quand on constate qu’on ne peut rien y faire.

 

Ahmed Selmane, 14 février 2012. La Nation.info. Lire Texte intégral

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article