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Publié par Saoudi Abdelaziz

UNE GRECE SANS ETE

Par Panagiotis Grigoriou, 16 septembre 2022

Et en ce septembre 2022 dans la partie nord-est du Péloponnèse, autant terre des oliviers centenaires, les hommes, les femmes et surtout les enfants grecs font assez défaut, ils ont quitté leurs villages pour la ville, pour l’étranger ; voire, ils ne sont pas nés tout simplement.

Les rares vaches... actuelles sont certes de retour dans les prés non loin de mer, mais ce n’est qu’un retour quasi-symbolique. Depuis l’entrée du pays dans la CEE d’alors il y a quarante ans, et ensuite durant son effondrement contrôlé, violement provoqué par l’escroquerie de la dette, dix ans avant celle du Covidisme et des dits vaccins... du grand Reset, voilà que le pays réel ne produit plus grand-chose, hormis encore quelques fruits et légumes, ou sinon un peu de viande.

La modélisation des élites Xénocrates d’Athènes est suffisamment éprouvée. Du flot autant contrôlé de l’argent dit “emprunté ou investi” depuis les centrales globalistes, 90% va dans la poche des parasites locaux aux commandes, et 10% est attribué aux... sujets grecs encore maintenus, sous forme de cadeaux empoisonnés mais pour l’instant suffisants pour le maintien de la situation stationnaire que l’on sait.

Ce programme vient de loin, comme alors il va très loin. D’ailleurs, même une certaine presse du Régime finit par le remarquer, sauf que sa complainte ne peut rester que sur une analyse fragmentée des épiphénomènes.

Par exemple, le quotidien “Kathimeriní”, quand enfin il évoque la large destruction de la flotte traditionnelle des bateaux de pêche, nos fameux caïques. L’article est rédigé suite à la création en cours... d’un musée du caïque, dans l’île de Samos.

« Un nouveau musée à Samos est en train de naître, et c’est une voix qui s’élève pour nous sensibiliser sur ces bateaux qui se perdent. C'était il y a quatre ans, durant l'été 2018, lorsque j'ai été témoin de la destruction d'un tel bateau sur l’île d’Eubée. Un caïque long de huit mètres datant de 1983 qu’est devenu en quelques minutes sous nos yeux, un tas de bois tordu”.

 

« L’opération fut menée par un conducteur de pelle sous la surveillance d'un garde-côte: - C'est comme regarder un homme mourir, murmura ce dernier. La vue était déchirante. Le bulldozer a attaqué le bateau qui lui résistait, frissonnant comme un animal blessé alors mourant. La famille du pêcheur-propriétaire a obtenu 83.000 euros de l'État, c’est-à-dire de l’Union européenne pour un bateau qui à l'époque aurait coûté 40.000 euros neuf”.

Enfin, la presse mainstream, finit autant par remarquer l’autre mutation visible, celle du tourisme en Grèce, pays du soleil, des îles et du Péloponnèse... où parfois encore nos ports restent miraculeusement entretenus.

« Une transformation bien profonde du modèle touristique s'opère sous nos yeux, un véritable changement de paradigme. À la place du tourisme de masse, un nouveau modèle émerge, destiné aux très hauts revenus, le tourisme VIP”.

« Cela peut facilement être perçu en visitant non pas seulement Mykonos, mais également certaines îles de la mer Égée ayant jusque-là une réputation disons complètement différente, comme Naxos, Milos ou Tinos. Les ventes de terrains y connaissent une montée fulgurante, tout comme leurs prix”.

« Plusieurs milliers de permis de construire sont délivrés et les villas en construction n'ont rien à voir avec les résidences secondaires de la classe moyenne, ou avec les complexes dits de campagne issus d'un passé encore récent. Car désormais, il s’agit de bâtiments impressionnants à l'esthétique innovante, véritables palais et autres immenses haciendas aux jardins étonnants”.

« Les clients appartiennent à la classe des très riches de la planète, gens qui vivent à Paris et à Zurich, à Los Angeles et à New York. Le phénomène se répand rapidement dans toute la mer Égée, la mer Ionienne et le Péloponnèse, alors qu'il est déjà apparu même dans le pays montagneux, celui de la région d’Épire. Inévitablement, les services proposés sur place, sont également... ajustés”.

« Tout un... écosystème est déjà apparu, composé de gérants de villas, chefs privés, animateurs, moniteurs spéciaux pour enfants, guides, etc., tandis que les tavernes traditionnelles cèdent la place aux restaurants de haute cuisine gastronomique. Au fur et à mesure, même la langue change, et c’est ainsi que l’usage du grec y recule sensiblement”.

« Sauf qu’il y a un contre-argument à tout cela. D'une part, un pays n'est pas seulement son paysage. C'est aussi son peuple et sa culture. La conversion d'une grande partie du pays en marchandise et la destruction de l'environnement créé par l'homme constituent ainsi un désastre. D'un autre côté, le fameux été grec n'est pas qu'un nom de marque. C'est quelque chose de bien plus. Car pour la plupart d'entre nous, c’est d’abord une connexion encore possible avec ce que nous avons mythifié depuis les étés de notre enfance”.

« En effet, combien de gens de ma génération n'ont pas vécu l'expérience unique de vacances interminables sur des plages immaculées avec vraiment un minimum d'argent dans la poche? Essentiellement, l'été est partie prenante de notre identité même, comme Aristos Doxiádis l'a décrit avec justesse dès 2013”.

« Certaines personnes achètent l'été et certaines personnes le possèdent à juste titre. Les Grecs sont dans la deuxième catégorie. Si pour les citoyens des pays occidentaux, ajoute-t-il, les vacances sont une option qui leur est offerte par l'industrie mondiale du tourisme, pour les Grecs des villes l'été est quelque chose de différent. Ce n'est pas un service qu'on achète, c'est un retour vers soi, une vie parallèle. Nous y redevenons alors enfants, nous apprenons chaque année à retourner au paradis perdu: à la nature magique mais tout à fait familière, aux aventures sans la menace de l'inconnu, aux petites bonnes surprises et aux insouciances”.

« Cette description semble aujourd'hui dépassée. Ainsi, nous léguons aux générations futures... une Grèce sans été. Le coût n'est pas seulement mental. Il a également des implications économiques très significatives. Le remplacement d'un riche environnement créé par l'homme, par un lieu de villégiature stérile pour les fortunés de la planète conduit à la perte d'un autre avantage comparatif énorme qui vis-à-vis des visiteurs du pays”.

« Je crains que l'évolution que je décris ne soit irréversible. Tout comme les Cyclades pauvres des années 1950 sont devenues cette industrie touristique que nous connaissons tous, elles deviendront bientôt un haut-lieu du tourisme VIP. Que pouvons-nous alors faire ?”


Les nantis nostalgiques peuvent toujours pleurer de leurs... larmes de crocodile. Les exécutants de la haute Loge, ceux à l’image de Jacques Attali et de son Ordre “indépendant” du B'nai B'rith, ont déjà averti de l’ensemble du programme totalitaire, sous les habits plutôt déchirés de la démocrature bien entendu.

« Il est évident que ça se terminera un jour par un gouvernement mondial, équilibré, démocratique, qui mettra en place des règles, qui dominera le système financier et ne sera pas dominé par lui. Tout ça aura lieu. Les plus jeunes dans cette salle le verront. Comme il y a une monnaie européenne, il y aura une monnaie mondiale. Il y aura un revenu minimal mondial. Tout ça existera à mon sens”.

« L’humanité va se diviser en trois catégories: les nomades de luxe qui disposeront de tous les outils de la liberté dont on vient de parler y compris de la liberté génétique de devenir un autre. Ceux-là ils vont être, peut-être, 150 millions et ils auront tous les moyens du mouvement absolu, déracinés, libres, mais la liberté, le déracinement sera un luxe et non pas une souffrance”.

« A l’autre bout il y aura 5 à 6 milliards de nomades de misère qui seront obligés de bouger de la campagne à la ville d’une ville à l’autre, simplement pour trouver à manger. Et au milieu, il y aura une catégorie centrale, une sorte de classe moyenne qui vivra dans l’espérance illusoire de rejoindre les nomades de luxe et dans la terreur réelle de basculer dans l’infra-nomadisme, et qui regardera les gens à la télé, dans les journaux qui leur montrent la vie des nomades de luxe et qui à la télé se réjouira de voir le spectacle de la misère des autres, en se réjouissant de ne pas en être”.

Escroquerie de la dette, Covidisme, vaccins... du grand Reset, et enfin, la guerre faite à la Russie et en somme au reste de la planète, par la dernière pourriture occidentale, voilà de l’âge des extrêmes et cela jusqu’au bout.

Les Cyclades... s’y préparent semble-t-il, et pour ce qui est de la politique bien “d’en haut”, Dora Bakoyánnis de la famille des Mitsotákis, “mère et sœur... à la fois du premier ministre actuel” comme l’affirme le vieux journaliste Hadjáras et il n’est pas le seul, cette xénocrate parmi les agents de la Loge de Londres, vient de déclarer que “la Grèce est entrée en guerre contre la Russie”. Ce que pourtant est quelque part seulement, démenti de manière habile par l’Ambassade de la Fédération de Russie à Athènes. “La Russie, n’a pas déclaré la guerre à la Grèce”.

Le Texte intégral dans Greek Crisis

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