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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Par Nazim Brahimi, 1er août 2022. Reporters-dz


L’engagement du chef de l’Etat pour une augmentation des salaires de la Fonction publique et de l’allocation chômage, instituée depuis le début de l’année, a été «salué» par l’Organisation syndicale des retraités algériens (Osra), qui fait part, cependant, de sa «déception» que cette catégorie sociale soit «oubliée» alors que c’est elle qui «souffre le plus».

Le président de la République a réitéré, lors de son entrevue avec les représentants de la presse nationale, son engagement d’augmenter les salaires et l’allocation chômage au regard «des recettes supplémentaires» engrangées, cette année, par l’économie nationale, précisant que «tant qu’il y a des recettes supplémentaires cette année, je m’engage à augmenter les salaires et l’allocation chômage». Il a ajouté, par la même occasion que «la bataille que nous menons a pour objectif le recouvrement de la dignité».

L’annonce présidentielle a suscité plutôt de la déception chez les retraités, selon les déclarations faites à Reporters par Bachir Hakem, chargé de l’organique au sein d’Osra. «Nous sommes heureux pour les salariés. Cela leur permettra de rattraper la chute vertigineuse de leur pouvoir d’achat mais, nous sommes déçus de l’oubli du président de la République vis-à-vis des retraités qui ont, depuis longtemps, dénoncé le mépris des responsables pour cette couche de la société», a affirmé le représentant d’Osra. Ce dernier considère que «le président de la République a fait beaucoup de promesses lors de sa campagne mais les retraités n’en ont rien vu alors que ce sont eux qui souffrent le plus du pouvoir d’achat», rappelant qu’Osra avait revendiqué une pension de retraite minimale de 60 000 DA et une revalorisation digne.

Pour M. Hakem, «la réponse nous a surpris, pendant que les salariés ont eu une première augmentation de salaire, les retraités n’ont eu droit qu’à leur valorisation comprise entre 2 et 7%. Ce qui marque encore l’écart entre l’augmentation et la revalorisation qui ne couvre même pas 10% de la chute du pouvoir d’achat du retraité». Et d’affirmer que «pour mai 2022-mai 2023 les retraités n’ont eu aucune revalorisation qui est un droit» ; une situation qu’Osra « dénonce» tout en demandant au Président de la République «de penser à ces retraités qui n’ont encore que quelques années à vivre en leur permettant de terminer leur vie dignement».

Pour y parvenir, Osra ne cesse de revendiquer «une augmentation des pensions à travers l’abolition de l’IRG, une revalorisation 2022-2023 de 10 à 15% et une pension minimale de 60 000 DA qui devrait représenter le SNMG», estime M. Hakem, lequel est catégorique qu’il «ne peut y avoir de paix sociale sans une vie digne pour tout le monde et les retraités en particulier».

Sur 3,500 000 millions retraités, plus de 2 millions touchent moins de 30 000 DA et près d’un million touche moins de 50 000 DA, fait remarquer le chargé à l’organique au sein d’Osra. «Cela montre la misère dans laquelle vivent plus de 80% des retraités et personne n’en tient compte à tel point qu’on leur refuse de s’organiser et de se structurer en syndicat», précise-t-il.
Le même responsable, en colère et déçu des dernières décisions des autorités, estime que «c’est un mépris et une hogra vis-à-vis du travailleur qui a passé des années à travailler pour l’Algérie».

Source : Reporters-dz

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