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Publié par Saoudi Abdelaziz

C’est Ali Bahmane qui l’écrit aujourd’hui dans l’éditorial du quotidien. Le journaliste ajoute :

 

« Il faut savoir que le journal est viable économiquement. Pour rebondir, il suffit d’un simple rééchelonnement de sa dette fiscale et bancaire et la levée du blocage de ses comptes. Il dispose de deux atouts : un large lectorat et d’importants actifs, donc d’une viabilité économique certaine en dépit des ravages causés par les années Covid-19 sur les entreprises du pays, dont le gouvernement a tenu compte et décidé en son temps d’une palette de mesures d’accompagnement. Celles-ci, malheureusement, n’ont pas concerné les journaux, les laissant se débattre dans d’insurmontables difficultés de fonctionnement, aggravées sensiblement par l’absence de toute politique officielle d’aide publique à la presse, comme il en existe dans tous les pays développés.

L’accès à la publicité publique, gérée par l’ANEP, aurait pu être un important levier d’accompagnement des médias, mais cela a été refusé à El Watan et à certains autres titres de la presse, dont on devine bien que c’est en raison de leur ligne éditoriale.

La question-clé aujourd’hui : faut-il donc que l’information ne soit conçue qu’au bénéfice des dirigeants politiques et de l’ordre établi ? Et qu’elle ne puisse pas exister librement ? Oublie-t-on que, tout au long des siècles, singulièrement dans le monde développé, la presse libre a gagné ses titres de noblesse pour s’imposer comme témoin agissant de la vie politique et même de la société ? Et qu’elle a apporté sa contribution au développement et au progrès.

En Algérie, on ne cessera jamais de le rappeler, elle a défendu par la plume et le sang l’Etat républicain au moment où il vacillait, et elle a dénoncé, à tout moment, les dérives de gouvernance de quelque nature qu’elles pouvaient être. Elle s’est inscrite dans toutes les luttes démocratiques du pays et a épousé les grandes causes nationales. Certes, elle a commis bien des erreurs, mais ce ne fut que la rançon de sa jeunesse. Elle mérite aujourd’hui d’être sauvegardée, voire même développée et il faut espérer un sursaut salutaire des dirigeants politiques au moment où ils s’apprêtent à mettre en place une nouvelle loi sur l’information.

Texte intégral : Presse : faut-il espérer un sursaut ?

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S
Oui, espérons un sursaut salutaire ! Espérons que les dirigeants politiques sursoient au gel des avoirs de El Watan et lui accordent un échéancier pour apurer ses comptes comme cela est fait partout en cas d'endettement.<br /> L'étranglement que l'on fait subir à El Watan traduit le manque d'ouverture des Autorités qui se prétendent à la pointe du progrès démocratique. De telles pratiques sont, n'ayons pas peur des mots, infâmes et ne grandissent point ceux qui les font.<br /> <br /> Longue vie à El Watan !
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