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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Jeudi, Amin Zaoui enfonce le clou:

« La mer est devenue un espace pour les embarcations de fortune des harraga ! Les belles plages qui jadis accueillaient les Européennes et les Européens, excluant les autochtones, aujourd’hui, ces mêmes plages, ont disparu ou ont trahi leur sable doré. Et je suis triste !
Le jour où le pouvoir populiste a fait comprendre aux Algériennes et les Algériens que la nationalisation du gaz et du pétrole est un festin national, ce jour-là a commencé la culture de la fainéantise. On pense à la distribution des richesses naturelles et non pas au travail créatif des nouvelles richesses ». 

Se sont-il donné le mot ? Le même jour, quelques colonnes plus loin, l’écrivain Kamel Daoud écrit :

« Partout des logements sociaux avec vue sur mer, des densifications monstrueuses, des cubes de rêves et de ciment. Personne ne veut un pays, tout le monde veut un logement. (…) Le lieu magnifique aurait pu servir à créer de l’emploi, du tourisme, du plaisir, du standing, il sert à reloger dans le vrac et l’indistinct, la hâte et l’obsession du bilan. Amoncellement de saleté, insécurité, ennui et oisiveté dangereuse y font la cartographie. D’ailleurs, le but des plus jeunes, c’est d’avoir un logement social pour sortir de la précarité puis de prendre la mer pour s’installer à Toulouse, l’autre Mostaganem de la France ».

Source : Liberté du 3 février

 

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