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Publié par Saoudi Abdelaziz

22 février 2012. Le président malien, Amadou Toumani Touré (ATT), accuse l'Otan d'être responsable de ce qui se passe, actuellement, au Mali et dans la bande sahélo-saharienne.

Au Forum de Bamako, le chef de l'Etat malien s'exprimait devant un panel composé de chercheurs, universitaires, fonctionnaires internationaux, anciens responsables d'Etat venus de divers horizons.

hier, le chef de l'Etat s'est interrogé : «Comment une colonne de près de 100 véhicules bourrés d'armes sophistiquées pouvaient échapper au contrôle de l'Otan et traverser tout le Sahel, y compris certains pays de la région pour atterrir au Mali ?»
Le président de la République ajoute que «l'Otan dispose de plus de moyens pour pouvoir les stopper…» «Mais elle ne l'a pas fait. Alors que les chefs d'Etat de la région avaient maintes fois mis en garde l'Occident contre les risques de cette crise sur les Etats du Sahel.»

Il a ajouté que « la crise libyenne semble avoir donné un nouvel élan aux djihadistes qui ont acquis de nouvelles armes auprès des belligérants libyens».
«Ceux qui nous combattent, nous ne savons pas qui ils sont réellement. Nous n'avons jamais fait face à un soulèvement d'une telle ampleur», a lancé ATT.
Le président malien a qualifié la Libye de «magasin d'armes le plus important et le moins cher, les bandits de tout acabit sont partis s'approvisionner à bon marché». «Des armes ont pris la direction du Sahel au vu et au su de tous, y compris de l'Otan qui, pourtant, n'était pas en manque de dispositif pour stopper ce trafic et empêcher la remontée de cet arsenal vers le Sahel».

Un mois plus tard, le 22 mars 2012, exit Amadou Toumani Touré.  

« Paris tourne sans regrets la page du «mauvais élève» ATT » titrait le journal Le Figaro, où Alain Barluet rapportait

« Un «briefing» de presse consacré à l'action de l'Union européenne au Sahel a pris une tournure plutôt inhabituelle, mercredi au Quai d'Orsay: tandis que s'enclenchait au Mali le coup d'État qui allait emporter le président Amadou Toumani Touré, dit ATT, les journalistes présents ont pu bénéficier en direct des analyses du diplomate chargé de ce dossier à mesure que les nouvelles lui parvenaient sur son téléphone portable. C'est peu dire que l'éviction d'ATT a été suivie de près à Paris, qui voit partir sans regret un partenaire jugé insuffisant (...) L’Express

 

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