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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Merouane Mokdad, 4 décembre 2021. 24h-dz

Le président Abdelmadjid Tebboune a critiqué, ce samedi 4 décembre, le blocage des usines industrielles et a menacé de sévir.

« Il y a une usine qui n’a pas été ouverte parce que le propriétaire aurait dépassé de quelques mètres l’espace de construction de son unité. Mais où étiez-vous lorsqu’il avait commencé à construire ? Vous dormiez ? Où est le contrôle ? L’usine est prête à entrer en production, donnez-lui l’autorisation d’activer et laissez-le travailler. Pour un mètre de terrain, on bloque de 60 à 70 postes d’emplois ! »  a protesté le président Abdelmadjid Tebboune, ce samedi 4 décembre, à l’ouverture de la Conférence nationale sur la relance industrielle, au Palais des Nations du Club des Pins, à l’ouest d’Alger.

Une conférence organisée par le ministère de l’Industrie et qui va se poursuivre jusqu’au 6 décembre 2021.

Tebboune a cité un autre exemple, celui d’une unité de production d’oxygène à Oran. « Le propriétaire n’a pas obtenu l’autorisation d’exploitation. Lorsque nous nous sommes intervenus, ils lui ont donné une autorisation provisoire de six mois pour la lui retirer après. On sait comment les choses se passe », a-t-il dit.

Il a parlé également du projet d’un jeune éleveur à Sidi El Bachir, à Oran, forcé de quitter un hangar parce qu’il était dans une usine industrielle. « Mais donnez-lui, un autre espace pour qu’il continue de travailler ! », a insisté le chef de l’Etat.
Il a ordonné le parachèvent de tous les projets industriels en cours ou ceux ayant été freinés pour « une raison ou une autre » : « J’ai donné des instructions pour qu’on traite les projets à l’arrêt dont le nombre est de 402. Les contraintes ont été levées pour
57 de ces projets en un temps très court.

Cela nous amène à se poser des questions sur les véritables raisons de ces arrêts. S’agit-un gel volontaire avec une arrière-pensée politicienne de la nouvelle politique industrielle visant à créer des opportunités d’emplois pour les Algériens ? Cherche-t-on à défendre des intérêts douteux ? Sinon comment expliquer l’arrêt des projets pour des raisons superflues ? ».

« Actes et de comportements anti nationaux »

Il a évoqué l’existence de la bureaucratie. « Certains prétextes avancés (pour bloquer les projets industriels) relèvent d’un crime contre l’économie nationale. On laisse une usine se construire sans autorisation et après on l’empêche d’entrer en exploitation. Mais vous étiez où ? Dans une grotte (Ahl el khaf) ? Les choses claires : il ne s’agit pas d’imposer l’autorité de l’Etat ou d’appliquer les lois.

C’est une obstruction délibérée de la relance économique du pays. On cherche à créer des problèmes, à provoquer la colère des gens pour qu’elles sortent dans la rue, rendre le chômage mortel. Il s’agit d’actes et de comportements anti nationaux », a accusé le chef de l’Etat. Il n’a pas écarté l’existence d’actes de corruption dans les blocages des projets industriels.

Il a annoncé que l’Agence Nationale de Développement de l’Investissement (ANDI) a levé, à la date du 30 novembre, le gel sur 587 dossiers relatifs à des demandes d’octroi d’avantage présentées par les investisseurs.

La levée de gel concernera 356 autre dossiers durant la première semaine de décembre. « La concrétisation de ces projets permettra la création de 75.000 postes d’emploi. Il suffit donc de lever les embûches bureaucratiques », a précisé Tebboune.

Il a critiqué le fait d’accorder des avantages à des porteurs de projets fortunés en laissant de côté ceux qui ont dépensé pour monter un projet. « Ils disent laissez-le, il est en train d’encombrer tel ou tel personne. Nous devons être franc. C’est avec la franchise qu’on règle les problèmes », a-t-il noté.

Source : 24H-dz  

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