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Publié par Saoudi Abdelaziz

Kamel Daoud poursuit ses prêches politico-idéologiques. Deux mots d’ordre sont lancés ce matin dans un quotidien algérois et un hebdomadaire parisien. Dans le premier, il défend le droit de s’enrichir sans entraves, pour "faire naître une classe moyenne" (sic)

Le titre de sa chronique de Liberté-Algérie ne déplairait sans doute pas au patron du quotidien, Rebrab : « Comment enrichir un pays qui déteste ses riches ? ». Kamel Daoud précise sa critique du Hirak : « Le soulèvement du 22 Février 2019 vivait déjà son paradoxe le plus violent depuis les premiers jours : on savait ce qu’on ne voulait pas et on ne savait pas ce qu’on voulait. Du coup, la brèche était pour les vieux réflexes : fermer des usines, insulter le plus fortuné que l’on rencontre sur sa route, licencier, déposséder, reprendre. Le fameux Hirak ne fit, sur le plan économique, que réinventer l’inquiétude du propriétaire, la peur, la dépossession et une sorte de fantasme d’égalitarisme violent et radical, coûteux et extasié ».

L’écrivain présente sa ligne politique : « On peut encore et encore parler des libertés politiques, mais celles, si manquantes et depuis toujours, des libertés d’entreprendre sont aussi coûteuses, sinon plus : elle nous coûte le bonheur, la souveraineté et, paradoxalement, l’impossibilité de voir naître une classe moyenne, des contribuables, et donc, des citoyens et des droits et une démocratie ». Liberté

Dans Le Point français (accessible aux seuls abonnés), Kamel Daoud titre aujourd’hui sa chronique hebdomadaire : « Le Maghreb sera-t-il sauvé par ses femmes ? » Avec une phrase accrocheuse en exergue : « Elles seules semblent en mesure d’empêcher ces pays de s’effondrer et de régresser vers le néant enturbanné ».

Il écrit : « Souvent, on demande au chroniqueur, lors de rencontres en Occident, ce qui pourrait sauver les pays dits arabes de l’islamisme, de la vassalisation turque, du néonationalisme chauvin, des racismes confessionnaux et d’autres misères culturelles et sexuelles. Réponse : proposer, malgré nous, le pouvoir aux femmes. C’est un contrepoids aux modèles en cours, qui n’offrent pas de définitions claires du bonheur ».

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