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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'incompréhension est largement partagée.

Le quotidien Liberté observe que cette recrudescence coïncide avec la préparation des prochaines élections locale. Karim Benamar écrit : « Mais au moment où tout le monde s’attend à des mesures d’apaisement, en vue justement de tenir ces élections dans des conditions sereines, voilà que le pouvoir multiplie les arrestations, en installant un climat de terreur dans la société.

Pour d’autres, ces arrestations sont motivées par la volonté de la classe dirigeante d’en finir avec le mouvement insurrectionnel du Hirak. “Le pouvoir s’est fixé comme objectif de mettre un terme définitif au mouvement populaire du Hirak. Tous les militants et activistes ayant participé de manière directe aux manifestations populaires sont appréhendés et jetés en prison”, explique le politologue Mohammed Hennad. 

Pour preuve, même après la suspension des marches, depuis plusieurs mois, les services de sécurité continuent d’interpeller les hirakistes. Exemple édifiant : pas moins de 44 citoyens de la commune de Haïzer, à Bouira, sont ainsi convoqués pour comparaître devant la chambre d’accusation, le 5 octobre prochain. 

Ces citoyens seront entendus pour des faits liés à leur participation au Hirak, selon un communiqué rendu public, lundi, par la fédération du parti du FFS, qui dénonce de “telles pratiques et harcèlement visant à faire taire et museler toutes les voix s’opposant aux orientations et choix du pouvoir”. Liberté

Algérie nouvelle ?

Dans Le Soir d’Algérie, l’éditorialiste Maamar Farah après avoir affirmé son « engagement ferme pour une Algérie nouvelle » écrit : « Notre appui aux efforts du gouvernement ne nous empêche pas de garder nos distances par rapport à certaines décisions annoncées ». Il note parmi les sujets « préoccupants » :

« La justice se déchaîne parfois contre de jeunes facebookers ou youtubeurs qui décrivent simplement leur vie réelle en dénonçant la hogra qui les fait fuir dans les barques de la mort. Avec le changement de gouvernement, nous espérions que cette répression qui ne dit pas son nom s'arrête du fait de l'achèvement de la mise en place des institutions nationales. Mais quand le général à la retraite Ghediri est toujours injustement incarcéré pour la «démoralisation» d'une armée parmi les plus patriotiques au monde et les plus fortes moralement car constituée des fils du peuple — et cet enfant de la lointaine et défavorisée Ouenza le sait très bien ! —quand on met un Boumala en garde à vue et qu'on fouille son domicile comme s'il était un danger public, quand des activistes n'ayant aucun lien avec le terrorisme sont arrêtés et conduits dans des endroits ignorés par leurs familles, quand les godasses se font trop présentes dans les lieux privés et qu'une atmosphère de peur et d'incertitude s'installe dans les milieux intellectuels et chez les femmes et les hommes libres qui ne partagent pas les idées du pouvoir, cela nous inquiète et nous révolte.  Le Soir d’Algérie

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