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Publié par Saoudi Abdelaziz

« La presse indépendante en Algérie est menacée « d’extinction » totale au train où vont les choses », affirme le nouveau patron du "quotidien de référence" de la presse francophone.

Mohamed Tahar Messaoudi, nouveau PDG d'El Watan

Par la rédaction de 24hdz, 2 juillet 2021
 

Photo DR

A l’issue d’une assemblée générale ordinaire de la SPA El Watan, qui s’est tenue ce jeudi 1 juillet 2021, à Alger, le conseil d’administration a procédé à l’élection d’un nouveau PDG en la personne de M. Mohamed Tahar Messaoudi.

« Cette élection fait suite à la démission de M.Tayeb Belghiche en poste depuis deux ans », précise El Watan dans un communiqué publié sur son site internet.

« L’assemblée générale des actionnaires de la SPA El Watan a eu à débattre de la grave crise financière que traverse l’entreprise suite au blocage par les pouvoirs publics du contrat publicitaire entre l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) et El Watan et à leur volonté délibérée d’asphyxier le journal en raison de sa ligne éditoriale », poursuit le journal dans le même communiqué.

El Watan, qui n’arrive toujours pas à récupérer son nouveau siège en raison de complications administratives et réglementaires, a été obligé de vendre plusieurs de ses locaux au niveau des régions.
Il trouve de plus en plus de difficultés à assurer le salaire de son personnel.

Durant plus de vingt ans, le quotidien, l’un des premiers à naître après la fin du parti unique, au début des années 1990, a été privé de la publicité distribuée par l’ANEP en raison de sa ligne critique à l’égard du pouvoir, selon ses actionnaires.


Mohamed Tahar Messaoudi dénonce des « pratiques déloyales »

« La presse indépendante en Algérie est menacée « d’extinction » totale au train où vont les choses. Non pas à cause de la pandémie du à la COVID 19, mais à cause des pratiques déloyales et illégales du pouvoir en place dans la gestion de la publicité étatique et institutionnelle.  En effet, l’Etat maintient son monopole sur la publicité publique en violation du décret du 18 Octobre 1988 et des dispositions de l’ordonnance numéro 03 03 du 19 Juillet 2003, notamment dans son article 1 qui interdit des pratiques anticoncurrentielles tendant à restreindre ou à fausser le jeu de la libre concurrence ou à limiter l’accès au marché », a écrit Mohamed Tahar Messaoudi, dans un article publié par El Watan, le 3 mai 2021.

Source : 24hdz

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