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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le DRS-Canal historique, appelé aussi "Etat profond" s'est-il rangé sous l’égide du Commandement militaire. D’anciens officiers du DRS écartés sont récupérés par leur maison- mère.

Des cadres et personnalité civiles liés à ce Canal offrent -ou acceptent- les services du pouvoir après avoir abandonné leur militantisme acharné en faveur de la fameuse « période de transition ». Des journaux indépendants pro-DRS se rangent. Les centaines de détenu(e)s d’opinion jouent le rôle de dissuasion du mouvement populaire.

Allons nous assister à une répétition de l’après-1988? Le cercle Nedjma notait en février 2011, « Tout s’est donc passé, en 1988 et par la suite, comme si tout se déroulait au sein même du système entre les groupes d’intérêts qui le composent. »

Mouvement populaire sans suite politique

Au moment du Printemps arabe, entre le 3 et le 7 janvier 2011, l’Algérie connaissait des émeutes d’ampleur nationale, après la hausse brutale des prix de l’huile et du sucre. Ce mouvement national s’est étalé sur cinq jours et a causé la mort de 5 personnes,  il est à l’origine de l’intensification des revendications socio-économiques sectorielles et de l’émergence de mouvements politiques réclamant un changement politique profond.

Le mois suivant, une manifestation s’est déroulée à Alger le 12 février 2011, avec en vedettes Saïd Sadi et Al Belhadj. Sous la bienveillance du DRS et des médias qui lui sont proches, comme le quotidien Le Soir d’Algérie qui n’hésitait pas à annoncer, la veille de l’événement, la présence de nombreux reporters. Trop de maréchaux pour peu de soldats : le flop de cette manifestation a mis à nu la faiblesse de l’ancrage populaire des partis et des associations.

"La transition" entre en scène

Un an plus tard, en février 2012. C’est à une sorte de sursaut de salut public que semble inviter Chafik Mesbah, à la veille des élections législatives de 2012. Ce médiatique géopoliticien, ancien du DRS, proche du général Mediene affirme dans Le Soir d’Algérie : « Je considère que les délais pour le changement pacifique en Algérie sont forclos et que la transition interviendra dans l’anarchie et la violence. Les perspectives, à cet égard, sont dangereuses pour le pays ».  Quelques mois auparavant, Kamel Daoud écrivait : « Pour une fois, on sent la contradiction, l'absurde et la peur, la vraie, de vraiment être arrivé à terme. Le fauve sent vraiment qu'on veut sa peau, sa fin, sa place. Il sent qu'on parle de lui dans son dos ».

Le DRS s’engage de plus en plus, surtout après le début de la maladie de Bouteflika, dans une opération politico médiatique autour de la nécessité de lancer une « période de transition ». On ne parle plus que de ça. Dans une première étape, Chakib Mesbah  suggère même de confier au général Mediene la tâche de mener cette « transition ». Par la suite c’est le général Zeroual qui est le plus cité.

Le  rôle du DRS

Le 19 mars 2013, le blogueur fait le point : « En Algérie, le service de renseignement de l’Armée a effectué une Opa sur la parole militaire. Le DRS a longtemps utilisé la couverture ANP pour s’arroger un rôle exhorbitant et a-constitutionnel. Les réorganisations des années de pseudo-présidentialisme chadliste ont transformé les services d’espionnage et de contre-espionnage en colonne vertébrale du régime selon les termes d’un journaliste cité dans notre blog .

Cette prééminence du DRS dans l’Etat est le facteur principal de la prolongation de la gestion policière de la société algérienne, même si dans la dernière période les espions sont en perte de vitesse, et d'abord dans la vie quotidienne où ils étaient omniprésents.  De nombreux démocrates sincères ont d’ailleurs vu d’un bon œil le découplage opéré depuis le début des années 2000, entre Le DRS et la hiérarchie militaire, mettant notamment l’élaboration des missions et le processus de promotion et de gestion des carrières à l’abri du droit de regard et de véto du DRS devenu absolu -et parfois meurtrier- pendant les années 90".

La suite sera écrite par le hirak

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