Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Quel nom donner à ce crime ?

Par Ghania Mouffok, 21 juin 2021

Le hirak est un formidable mouvement culturel, avant d'être politique, ceux qui disent qu'il est immortel n'ont pas tort, comme nous l'avons fait comme il nous a fait, il nous a tant appris.

Il a fait culture par son courage insensé, sa volonté de dévoiler les scènes de l'opaque en refusant dans l’émotion d'être représenté par une momie embaumée avant même d'être morte.

Il a pris le risque vital de soulever le premier rideau sur ce qui se cachait derrière cette grotesque mise en scène du mensonge d'état avec une telle puissance, insoupçonnée elle allait surprendre avant de faire tomber un à un tous les rideaux, comme on ouvre un oignon menteur depuis ses premières pelures jusqu'à son cœur.

Aux mensonges il a imposé leurs vérités.

Oui, c'était bien un Tsunami, il a fait exploser tous les cadres de représentation du haut jusqu'en bas, et les théâtres du pillage avant de retomber laissant derrière lui la terre dévastée mais dans la lumière du jour et les couleurs de la lune.

Un paysage à la mesure de sa question : quelle est la place de chacune et de chacun sur ce territoire habité par des êtres vivants et des fantômes sans terre ?

Le Hirak n'a pas menti, il a pris deux ans pour un à un faire tomber tous les voiles pour qu'enfin nous apparaisse l'état des lieux depuis le Haut monstrueux de boursouflures, se cachant derrière ses boucliers des habitudes barbares, ivre de peurs cyniques de cette ouverture du Livre des comptes, jusqu'au Bas écrasé et écrasant craignant de se libérer de son impuissance à imaginer un avenir sans patriarche, marchant dans l'exigence des corps inspirants mais la pensée restée à genoux à force de prier, dressée à n'adresser ses suppliques qu'aux ogres des ténèbres.

Quel choc quand une société se dévoile autant dans un face à face terrible entre l'invisible et le visible, la vérité et le mensonge qu'aucun rafistolage, aucun décor posé à la hâte, imposé dans la violence symbolique du viol de cette conscience mouvementée, tourmentée ne pourra cacher sans prendre le risque de faire exploser jusqu'à la terre qui l'a portée.

Quel nom donner à ce crime ? interdire à une volonté collective de se réparer de tous ses deuils, de tous ces échecs, l'humilier par la force, la puissance de l'or noir et de la justice jusqu'à la nausée du mensonge, sans même lui laisser le temps d'emporter les drapeaux de ses victoires, ses trophées.

Source :  Facebook

 

Grève des urnes en France. Le désarroi éditorial du journal le monde

« Ce désengagement démocratique est d’autant plus préoccupant qu’il prolonge, en l’amplifiant, un cycle qui s’est ouvert depuis quelques années déjà et qui va de pair avec la montée de la violence et des invectives dans le débat public : plus les élus sont mal élus et moins les citoyens sont incités à respecter leur parole et à valider leur action. L’abstention est une fabrique à contestation.

Les partis politiques, dans leur ensemble, ont pris la mesure du défi. Chacun s’en est ému dimanche soir. Les uns ont parlé de « désastre civique », d’autres ont évoqué une « forme de schisme entre la classe politique et les Françaises et les Français , mais, si la crise démocratique est avérée, le plus difficile est de comprendre ce qu’il s’est passé dans la tête des abstentionnistes.

Ont-ils voulu sanctionner la faiblesse de l’offre politique ? Mais, aux élections régionales qui se déroulent à la proportionnelle, toutes les tendances sont représentées, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Les électeurs n’ont que l’embarras du choix. Veulent ils protester contre le fait d’avoir le sentiment que leur voix ne compte pas ?»

L’éditorialiste cherche une parade, évidemment, technologique. : « Et, puisque le fait de se rendre dans un bureau de vote devient de moins en moins évident, pourquoi ne pas encourager le vote par Internet ? Jusqu’à présent, le ministère de l’intérieur s’y est refusé en invoquant le risque de fraude. Mais, à force de ne rien essayer, le danger est grand de laisser l’abstention s’enkyster au point d’être considérée comme un invariant, le symptôme d’un désenchantement civique contre lequel les élus, de plus en plus mal élus, auraient été incapables de lutter».

Texte intégral : Le désengagement démocratique. Le Monde daté du 22 juin 2021

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
"(...) comme on ouvre un oignon menteur" ???? c'est quoi un oignon menteur ?
Répondre