Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Accords communaux...

Au cours des deux dernières années on observe l’apparition puis le développement à l’échelle des communes de cercles d’échanges informels parmi les participants aux marches contre le système. Si dans ce cadre, l’accord sur des programmes politiques est difficilement concevable, il ne fait pas de doute que les besoins liés aux conditions de vie à l’échelle locale sont largement partagés.

Lorsque Kamel Daoud oppose Alger à l’Algérie profonde, il passe sous silence qu’avant Alger, c’est à Kherrata, puis à Khenchela, deux villes de l’Algérie profonde, que le mouvement populaire contre le système a été déclenché. Le baptême médiatique qui a donné le nom de hirak aux marches populaires est combiné au choix du 22 février à Alger comme début du Hirak. Mais, progressivement, on observe l’irruption médiatique de porte-paroles et autres « figures » qui relèguent à l’arrière-plan les jeunes leaders de rue Algérois initiateurs du mouvement. Exit les gros plans individualisés comme celui sur le jeune inventeur du slogan « qu’ils dégagent tous ». Saoudi Abdelaziz

Démocratie : processus continu

« Poser des préalables à la démocratie, c'est, en réalité, ne pas en vouloir ou soutenir, sans l'assumer, le régime qui n'en veut pas. On peut pérorer comme on veut, en appeler à toute la littérature en sciences politiques, s'il n'y a pas d'ouverture concrète, alors le reste est du festi. Car personne de censé ne peut croire que la démocratie est un achèvement. C'est un processus continu, négocié. Fragile, sans cesse remis en cause par les tendances autoritaristes de l'espèce humaine. La démocratie, est une quête, un cheminement et un combat permanent qui passe par des droits acquis.

Surtout, la démocratie, ce n'est pas juste le fait d'organiser des élections - surtout quand il s'agit de ne pas accorder d'importance à la participation. C'est une expérience à vivre et à diffuser même quand elle est interdite. Plutôt que de contribuer à sauver la mise à un système qui ne veut rien entendre, il est préférable de contribuer à rendre « normale » l'idée de démocratie. D'en faire une référence en l'opposant à ce qu'est la réalité actuelle. Les droits élémentaires seraient ainsi vécus comme une norme tandis que leur non-respect serait vu pour ce qu'il est : une anormalité inacceptable ». Akram Belkaïd

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article