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Publié par Saoudi Abdelaziz

19 mai 2021

À la date du 18 mai 2021, l’entité appelée le Haut Conseil de Sécurité, a décidé de désigner le mouvement Rachad comme une « organisation terroriste » et a appelé à ce qu’il « soit traité en tant que tel ».

Le mouvement Rachad considère que cette décision grotesque ne repose sur aucun fondement légal, qui plus est a été émise par un organe supposé être consultatif, ne disposant donc d’aucune prérogative décisionnelle en général ou sur le plan juridique.

Rachad rejette catégoriquement cette décision, puisque notre mouvement prône, depuis son fondement en 2007, les principes de la non-violence et du pacifisme (assilmiya) dans le changement politique et social. Rachad a contribué à instaurer une culture de la résistance non-violente dans le pays à travers son large palmarès de production intellectuelle et audiovisuelle sur le sujet. Il n’existe dans son discours, ou dans son comportement et celui de ses membres, aucune indication ou vocabulaire ayant trait à la violence ou au terrorisme.

Cette décision de la junte autoritaire n’est que le prolongement de l’escalade répressive qu’elle pratique contre le peuple Algérien et son Hirak non-violent, et dont nous avons été témoins à plusieurs reprises ces dernières semaines, et en particulier le 117ème Vendredi qui a vu une exacerbation des brutalités policières et des arrestations arbitraires et abusives.

Le peuple Algérien est désormais conscient sur qui s’applique le concept du “terrorisme” car les actions répressives pratiquées (adoptées) par le pouvoir : violente répression, harcèlement sexuel, et viol ! N’ayant épargné ni jeune, ni femme, ni vieillard. Correspond exactement à la définition académique du terrorisme

Aujourd’hui, le peuple sait très bien à qui l’attribut de « terrorisme » revient de droit, car les actes répressifs du régime - brutalités, traitements cruels et dégradants, harcèlements sexuels et viols - n’ont épargné ni les hommes, ni les femmes, ni les jeunes, ni les vieux, et ils sont tout à fait cohérents avec la définition académique du terrorisme d’État.

Le peuple Algérien a en effet qualifié ces agissements du pouvoir, et l’a crié haut et fort à travers des slogans spontanés répétés dans toutes les wilayas continuellement depuis des semaines, l’accusant avec ses services de renseignements de terrorisme.

L’époque de la soumission, de la peur et de l’abdication est révolue. Le peuple algérien, libéré des chaînes de l’esclavage et de l’humiliation, l’a dépassée et a tracé le chemin de la liberté sur lequel il continue de marcher malgré tous les obstacles, les intrigues et les conspirations, fort de sa foi en la nécessité de libérer le pays du règne de la junte militaire.

Nous appelons, tous les Algériennes et Algériens à se solidariser avec les détenus, les hirakiens harcelés judiciairement ainsi qu’avec les grévistes de la faim.

Nous appelons par ailleurs tous les partenaires et militants du hirak à unir leurs efforts, à poursuivre la résistance non-violente et à œuvrer pour une solution consensuelle qui débarrassera l’Algérie de la « issaba » qui est devenue une menace imminente pour la sécurité et l’avenir de l’État et des citoyens.

Il n’y a guère de doute que le peuple Algérien, à travers son Hirak non-violent et uni dans le respect des diversités, mettra à bas toutes les fourberies machiavéliques que trame la mafia militaire pour le diviser et le faire basculer dans la violence. En adhérant aux principes de non-violence et d’unité, notre peuple contrariera ces plans et construira l’état de droit et de justice auquel il aspire depuis des décennies.

Source : Le Mouvement Rachad.

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