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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Autonomes supplantent l’Ugta

La centrale syndicale UGTA vient de perdre les élections pour la gestion des œuvres sociales de l'Education nationale à Oran. Les syndicats autonomes ont réussi à rafler les trois premières places dans la Commission wilaya des œuvres sociales (CWOSTE). Ainsi, le candidat élu du Cnapeste a obtenu la présidence de cette commission. L’abrogation en 2011 de l'arrêté ministériel 94/158 qui accordait à l’UGTA le monopole de la gestion des œuvres sociales de l’Education, a mis du temps à se concrétiser. Mais dans la dernière période, les choses se sont accélérées, le hirak aidant.

Le budget des œuvres sociales est alimenté par l’attribution de 3% de la masse salariale de l'Education nationale, soit à l’échelle nationale près de 500 milliards de cts, chaque année. Source. Le Quotidien d’Oran

« Il n’est pas facile de nous reprendre »

« Nous ne pouvons accepter ces actions qui recherchent une nouvelle glaciation, Les masses populaires sont certes dans une phase attentiste, la solution n'apparait pas évidente. La peur de l'inconnu, du chaos chez beaucoup d'Algériens profite un peu à ce pouvoir qui ne suscite pourtant aucun enthousiasme. Mais les masses ne permettront pas que leur soit confisqué le droit à l'insolence, le droit à la révolte spontané. Ça ne se trouve ni dans les lois algériennes, ni dans les lois des grandes puissances capitalistes qu'on dit démocratiques je ne me souviens plus pourquoi. Ça fait partie des acquis collectifs qu'il ne sera pas facile de nous reprendre ». Chawki Salhi. Commentaire Facebook

« La force de ce système ? »

« C'est lui qui fabrique ses adversaires, ses ennemis, ses opposants. Il suffit de prendre un type, de le malmener, de le mettre en détention s'il le faut. En quelques semaines, le système a fabriqué toute une panoplie d'opposants qui ne pèsent strictement rien en terme électoral ». Abed Charef, Post Facebook

« Le peuple ne veut plus de tuteur ».

« La situation de l'Algérie étant "spécifique" les concepts classiques ne peuvent pas s'adapter mécaniquement. L'Algérie n'a jamais connu un pouvoir militaire franc, mais n'a jamais été non un pouvoir constitutionnel véridique (Les pouvoirs constitutionnels sont de pure forme. Les seuls contre-pouvoirs sont informels et sont détenus non par les Institutions mais par les clans dominants militaires ou assimilés). C'est pour cela que les slogans du Hirak ne renvoient pas à des concepts académiques mais au vécu historique : - djeich/chaab khawa/khawa = invitation à l'armée de ne pas se mettre en travers du Hirak populaire pour éviter un affrontement fratricide. Grace à Dieu ça marche jusqu'à ce jour. -daoula madania machi askaria = invitation au Haut commandement de l'armée, qui assume de manière informelle le rôle de tuteur de l'Etat, et qui joue ouvertement la carte de la reconduction du "système" en opposition au Hirak, de comprendre que le peuple ne veut plus de tuteur. Ce qui ne remet en cause aucune des missions constitutionnelles de l'armée, encore moins sa place dans le cœur des algériens ». Azzouz Dekali, Commentaire Facebook

« Diabolisation définitive de tout processus électoral ? »

« Parce que décidées unilatéralement, les prochaines législatives sont en train de passer par pertes et profits et les candidats à la députation sont immanquablement couverts autant de quolibets que de condamnations sans appel. Mais la diabolisation définitive de tout processus électoral, sous le prétexte de l’omniprésence d’une « bande » encore aux affaires, est le scénario catastrophe qu’il faudra éviter. Cette posture de rejet tous azimuts montrera très vite ses limites, dès lors qu’il est impossible de concevoir une Assemblée communale sans élus ou un comité de village et autre association sans représentants. Or, c’est à ce niveau-là que commence la construction d’un nouveau destin national. »  Editorial d’El Watan  Djaffer Tamani

« Libérer la société »

"Pourquoi donc refuse-t-on de libérer la société pour lui permettre de s’engager activement et de façon autonome dans un processus de changement par le bas, celui qui est revendiqué par les manifestants ? La majorité de la population rêve pourtant d’un changement profond. Il est l’antidote de celui qui est imposé par le pouvoir qui le réduit de façon très contestable à une judiciarisation forcée de l’action politique, fabriquée entre soi, dans l’opacité, en sublimant les élections législatives. Elles ne peuvent être crédibles qu’à la condition impérative de se plier à de nouvelles règles politiques établies 
démocratiquement et reconnues par et dans la société, pour redonner du 
sens au vote. Sans un changement politique préalable, l’élection est une abstraction, une “chose” très vite oubliée, un faire-semblant, obligeant la société à la stagnation, devant uniquement permettre la construction d’une nouvelle clientèle dépendante du pouvoir. 
La force du Hirak est précisément de mettre à nu toutes les mystifications de l’histoire d’en haut. Les traces subsisteront. Elles ne pourront pas disparaître sous les coups de boutoir du politique et de sa force quelle que soit son importance".

Mohammed Mebtoul, sociologue, contribution. Liberté-Algérie

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