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Publié par Saoudi Abdelaziz

Archives. Photo DR

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Principales revendications :  Revalorisation immédiate des salaires, confirmation des travailleurs contractuels

Par Lyes Menacer, le 24 avril 2021

Le Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) a décidé de maintenir sa grève nationale, prévue les 25 et 26 du mois en cours, après l’échec mercredi soir des discussions qu’il a eues avec des responsables du ministère de tutelle, a-t-on appris du président de son bureau national, Sid-Ali Behari.

“Nous avons discuté durant quatre heures mercredi, mais nous n’avons pas avancé d’un iota”, a-t-il affirmé au sujet de cette rencontre, convoquée après l’annonce par le SNCCOPEN de recourir à la grève de deux jours, comme seul moyen de se faire entendre sur les revendications socioprofessionnelles de plus de 200 000 travailleurs, dont environ 80 000 à 90 000 sont toujours employés sous le régime contractuel depuis trois décennies, pour certains d’entre eux. “Ils nous ont juste appelés pour tenter d’absorber notre colère et démontrer qu’ils sont ouverts au dialogue”, a ajouté M. Behari, qui dénonce leur marginalisation par les pouvoirs publics.

La confirmation du maintien de la grève a été annoncée jeudi via un communiqué du syndicat des corps commun. “Le SNCCOPEN a décidé d’entrer officiellement dans une grève nationale les 25 et 26 avril 2021, avec l’organisation d’un rassemblement de contestation devant les directions de l’éducation au deuxième jour du débrayage”, lit-on dans le texte du communiqué, expliquant que le recours à cette grève vise à obtenir “la revalorisation immédiate des salaires des travailleurs des corps communs et des agents de sécurité”, “la confirmation des travailleurs contractuels et la suppression du code de la fonction publique de l’article 19-22 qui encourage le recours au travail avec le système de contractualisation”, ainsi que “l’activation des primes pédagogiques et de documentation des laborantins, avec effet rétroactif, après leur intégration dans l’Education nationale en 2012”.

Dénonçant leur exclusion, alors qu’ils sont plus de 200 000 à travailler dans le secteur, les travailleurs des corps communs de l’Education nationale exigent aussi “l’annulation du décret ministériel numéro 565, en date du 17 mars 2021, concernant l’élection des comités de wilaya et nationaux des œuvres sociales de l’Education”, tout comme ils demandent “une répartition claire des tâches au sein des établissements auxquels ils sont affectés”.

Le secteur de l’Education nationale connaît un climat de tension depuis des semaines, marquée par une première grève nationale, les 12 et 13 avril, du Conseil national du corps enseignant du secteur ternaire de l’éducation nationale (Cnapeste) et une mobilisation régionale durant la semaine dernière dans plusieurs villes de l’ouest du pays dans les trois paliers du secteur.

L’érosion du pouvoir d’achat et les conditions de travail dans ce contexte de pandémie ont fini par attiser la colère de travailleurs de l’Education qui ont mis fin à deux ans de trêve sociale. 

Source : Liberté

Lire aussi : «Nous sommes des esclaves touchant 17 000 DA par mois».

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