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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 21 avril 2021

Au début des années 80, après l’avènement de Chadli en Algérie puis de François Mitterrand, en France c’est une nouvelle situation qui s’est créée au sommet des deux états. Ces deux personnages ont engagé un processus néocolonial, résumé dans le terme d’infitah. Sa substance : la libre circulation des marchandises, des finances et … des élites entre les deux pays.

L’épopée de cet infitah dure depuis trente ans, traversant la décennie noire, les six mandats Bouteflika et deux années de hirak.

Aujourd’hui, Macron mise, avec ses congénères européens et américains, sur l’atavisme du régime pour reconduire cet infitah en "l’aménageant". Il y a quatre ans, l’actuel président algérien, alors premier ministre, avait rué dans les brancards exprimant sans doute l’exaspération de cadres de l’Etat algérien condamnés à occuper le rôle d'eunuques dans le système de l’infitah. Plus d’un an après son élection, le Président Tebboune semble se comporter comme quelqu’un qui marche sur des œufs…

Vers le monopole des oligarques sur les aliments de base

Par Khaled Safi, 18 avril 2021.

On assiste à la mise en place depuis plus de 20 ans d’un « ONAB » parallèle mais tout puissant, celui de 4 ou 5 personnes au maximum qui tiendraient dans leur main les substances alimentaires les plus vitales de la population.

L’ONAB n’a pas été seulement marginalisé. Mieux encore, c’est une politique conçue dans ses moindres détails qui a été mise en application. Au début des années 2000 interdiction avait été signifiée aux entreprises publiques du groupe ENCG, encore épargnées par les privatisations, de produire les huiles alimentaires par le procédé technologique de la trituration des graines oléagineuses. Pourquoi ? Ce procédé produisait des résidus qui devaient être cédés à l’ONAB pour approvisionner les éleveurs en aliment du bétail à bon marché. Ordre leur avait été donné de se convertir dans le traitement d’huiles brutes importées sous peine de fermeture définitive. Ainsi plus de résidus oléagineux à la sortie des entreprises publiques. Ils seront désormais importés par des sociétés privées auxquelles des licences ont été prestement délivrées.

Quand on le veut la « bureaucratie » disparaît comme par enchantement. De la sorte, les aliments du bétail tombent du jour au lendemain dans leur totalité dans les mains d’une poignée d’heureux personnages. Le monopole leur échoit. Les besoins grandissant d’année en année, la voie est en outre ouverte à la création d’un monopole absolu en faveur de deux magnats pour l’installation d’usines d’aliments du bétail à partir de la trituration des graines oléagineuses : Kouninef - « malheureux » bouc émissaire croupissant depuis deux ans en prison pour calmer la colère du peuple contre la malfaisance des « gangs » - et Rebrab qui compte régenter, en compagnie d’autre larrons, les produits alimentaires de base : huile, sucre, etc. et, par ce biais, « réguler » le mécontentement populaire selon les nécessités politiques à venir d’une bourgeoisie aux dents longues qui attend de cueillir les fruits d’un Hirak auquel il est interdit de débattre de l’antagonisme irréductible des intérêts des classes en présence.

Intérêts dont le caractère inconciliable éclate, en ce ramadhan, envers et contre les « interdiseurs » du hirak, à travers la hausse des prix et la désorganisation de la distribution des produits de base, source d’extase pour une minorité de possédants et de frustration pour la majorité qui n’a que sa force de travail pour vivre, à travers les discours de certains imams appelant à ne pas regarder avec jalousie les riches que, selon eux, la volonté divine a enrichis.

Source : Alger Républicain

Syndicat des impôts. Le gouvernement accepte de discuter les revendications

Les fonctionnaires des impôts sursoient à leur grève

Par Milina Kouaci, 21 avril 2021

Le Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (SAFI) a décidé de suspendre son action de grève qu’il devait entamer hier. Ce syndicat annonce qu’il s’est réuni lundi avec la Directrice générale des impôts, en présence d’un représentant du ministère des Finances. Les deux parties ont dialogué sur la plateforme de revendications du syndicat.

«Vu que nous n’avons pas encore abordé tous les dossiers soulevés et pour avoir senti une volonté et bonne foi de la tutelle pour prendre en charge nos revendications, le bureau national a décidé de surseoir à son action de grève», indique le Safi.

Pour rappel, le syndicat réclame entre autres «la protection» des employés des impôts des abus et pressions des organes externes ainsi que «l’ouverture de centres d’impôts de proximité». Ils exigent, également, de faire sortir le secteur des impôts de la Fonction publique ainsi que l’application immédiate de la loi organique et le système compensatoire.

Ces derniers réclament, par ailleurs, la numérisation du secteur des impôts et l’extension de la qualité de police judiciaire aux employés des impôts.

Source : Reporters-dz

La révolution du sourire ne doit pas griller les étapes

Par Aït Benali Boubekeur

La persistance du slogan « moukhabarat irhabia », lors des marches hebdomadaires, relève d’une stratégie assumée par le hirak. En plus du fossé qui sépare le régime avec la grande majorité du peuple algérien, les manifestants déterminent le service de sécurité qui est à l’origine de la crise politique algérienne.

En effet, bien que le haut commandement militaire détienne les rênes du pouvoir, sur le terrain, ce sont les agents des services secrets qui régulent la vie politique. Donc, ce serait vraiment une erreur politique si des gens pensaient que le hirak voulait rejouer la tragédie des années 1990.

Bien entendu, le régime et ses acolytes de la double rupture sautent aussitôt sur l’occasion pour pointer du doigt la paternité de ces slogans à l’association Rachad. Cela dit, pour ne pas être catégorique, il se peut que des militants de la mouvance islamiste aient des arrières- pensées politiques. Mais, il serait improbable que ces idées viennent de la jeunesse.

Dans la réalité, il n’incombe pas au hirak de refaire l’histoire des années 1990. En effet, cette histoire douloureuse ne doit pas être traitée à la légère. Si le peuple algérien recouvre sa souveraineté, il appartiendra à la nouvelle justice libre et indépendante de juger de l’utilité ou pas d’ouvrir ce dossier. Donc, il est inutile d’ouvrir ces dossiers dans la rue, alors que ces derniers sont du seul ressort de la justice indépendante.

De toute évidence, la priorité du hirak est le maintien de sa lutte pacifique, seul moyen de réunir toutes les tendances. Malgré les passages en force électoraux –passés et à venir –du régime, la révolution du sourire doit garder son identité : le caractère pacifique et civilisé des marches.

En tout état de cause, les élections du 12 juin 2021 répondent à l’agenda du régime. En mobilisant tous ses services de sécurité et surtout le DRS, le régime aura son parlement. Ce qui est sûr, c’est que ce dernier ne sera ni légitime ni représentatif.

Par conséquent, il ne sert à rien de rentrer en conflit avec un régime qui ne cherche qu’à en découdre. À l’inverse, le peuple algérien aura tout à gagner en maintenant son calendrier : le maintien des manifestations pacifiques jusqu’à ce que le régime comprenne ou admette qu’il ne pourra pas gouverner sans le consentement du peuple.

Ce jour-là, le peuple algérien se donnera les institutions qu’il voudra. Dans ces nouvelles institutions légitimes, il est difficile d’imaginer un service de sécurité être au-dessus des lois de la République. Cela passera inéluctablement par la dissolution de la police politique. Pour y parvenir, il ne faudra pas griller les étapes.

Source : Facebook

 

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