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Publié par Saoudi Abdelaziz

26 avril 2021

EXTRAIT

Stéphanie Monfermé, policière assassiné à Rambouillet. Photo DR

A peine le meurtre commis, Marine Le Pen, qui prône une « législation de guerre » face à l’«islamisme », a lancé l’offensive. La présidente du Rassemblement national a dénoncé le « laxisme » du gouvernement, puis réclamé l’arrêt de la régularisation des clandestins en pointant le fait que le meurtrier, entré clandestinement sur le territoire français, avait été régularisé quelques années plus tard.

Dans la foulée, plusieurs responsables de la droite, Eric Ciotti, Guillaume Peltier, Rachida Dati, mais aussi Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile­-de-­France, ont emboîté le pas à Marine Le Pen, en mêlant étroitement les questions terroriste et migratoire.

La campagne des élections régionales qui vient de s’ouvrir et la proximité de l’élection présidentielle, prévue dans un an, expliquent cette surenchère. Elles ne l’excusent cependant en rien. Certes, la sécurité, redevenue l’une des préoccupations majeures des Français, nécessite un débat démocratique sans concession. Le sujet du terrorisme est cependant trop sérieux pour souffrir du poison de la démagogie ou servir des intérêts purement électoralistes.

La question migratoire est celle qui permet de faire la jonction entre l’électorat de droite et celui d’extrême droite. A chaque échéance électorale, elle est instrumentalisée par les deux parties avec pour seul effet de chauffer à blanc l’opinion publique et de la cliver fortement.

Par les temps qui courent, cela s’appelle jouer avec le feu.

Texte intégral : Le Monde.fr

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