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Publié par Saoudi Abdelaziz

Direction générale des impôts. Photo DR

Direction générale des impôts. Photo DR

Contraint à la grève, le syndicat autonome des impôts (Safi) place la « protection des employés des abus et pressions des organes externes de contrôle et des lobbys » en tête de liste de ses doléances.

La protestation va s’étaler sur trois jours

Les travailleurs des impôts en grève dès demain

Par Nabila SaÏdoun, 28 mars 2021

« En décembre dernier, ils ont réussi à nous convaincre de faire marche arrière mais cette fois rien ni personne ne nous fera changer d’avis. La grève aura bel et bien lieu à partir de ce lundi et ce, pour trois jours sur tout le territoire national », a déclaré hier Hamid Bouallag, secrétaire général du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (Safi) visiblement déterminé à aller jusqu’au bout.

En conférence de presse hier au siège de l’UNPF sis au 1er-Mai, à Alger, le syndicat est revenu, à l’occasion, sur les raisons qui l’ont amené à recourir à la protestation frontale tout en rappelant la plate -forme de revendications déjà présentée à la tutelle en décembre dernier.

« Nous devions entrer en grève déjà en décembre dernier mais notre tutelle avait fait la promesse de répondre favorablement à nos doléances. Il n’en est rien encore aujourd’hui et nous ne pouvons patienter davantage », a-t-il indiqué faisant remarquer que « la situation socioprofessionnelle est déplorable et ne supporte pas des tergiversations ».

Le responsable en question expliquera point par point les revendications qui, selon lui, « sont pleinement justifiées » pour accomplir leurs missions. « Les recettes fiscales s’érigent en deuxième position en alimentation du budget de l’État après les revenus du pétrole. C’est dire à quel point notre travail est important et sensible mais personne ne semble accorder de l’importance à cela », a-t-il déploré dénonçant « des conditions de travail effroyables ».

Aussi, le Safi place la « protection des employés des abus et pressions des organes externes de contrôle et des lobbys » en tête de liste des doléances en plus de l’exigence de « s’affranchir de la fonction publique ».

M. Bouallag insiste sur le fait que « c’est illogique et surtout inadmissible de traiter des milliards et de toucher des miettes à plus forte raison que les salaires de certains fonctionnaires ne dépassent pas les 20 à 25 000 DA ».

Notre interlocuteur reste convaincu que « l’aspect financier doit être revu de façon urgente mais pas seulement ». Il s’agit, selon lui, de l’ « application immédiate de la loi organique et du système compensatoire en souffrance », de la « numérisation totale du secteur des impôts qui fait grandement défaut ».

Il est question aussi de l’ « extension de la qualité de police judiciaire à un maximum d’employés des impôts » et de l’ « ouverture des centres d’impôts de proximité, sinon l’achèvement rapide des chantiers en souffrance », de « redorer le blason de l’école des impôts de Koléa et encadrer les jeunes compétences ».

Hamid Bouallag veut, en somme, « concrétiser tout ce qui été recommandé par le Conseil des ministres tenu en novembre 2019 accompagné par une instruction ministérielle à l’attention du ministre des Finances pour la prise en charge et la relance du secteur des impôts ».  

 Source : Liberté-Algérie

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