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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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« Est-ce le fait de répondre favorablement à une invitation après une déclaration d’appel au dialogue pour débattre de la crise multiforme nationale ?"  s’interroge Hakim Belahcel dans une déclaration publiée sur Facebook après sa rencontre en compagnie du Premier secrétaire Youcef Aouchiche avec le chef de l'Etat et reprise par TSA.

« En réalité, estime-t-il, la rencontre d’aujourd’hui a énormément bousculé et dérangé les promoteurs et les défenseurs de l’immobilisme politique dans le pays. C’est-à-dire ceux qui ont toujours œuvré pour entretenir le FFS dans les méandres d’une interminable crise interne, pour l’empêcher de jouer un rôle déterminant et décisif dans le dénouement de cette grave crise politique nationale ».

Le dirigeant du parti assure que ce sont « les mêmes forces obscures et féroces » qui ont toujours reproché aux dirigeants successifs du FFS, leur attachement « au vrai dialogue inclusif, transparent et responsable ».

Belahcel réitère sa conviction que le dialogue devrait concerner « toutes les parties qui peuvent et doivent jouer un rôle déterminant pour construire un compromis politique historique pour sauver l’État algérien de l’effondrement ».

À ceux qui reprochent à la direction de s’être déviée de sa ligne originale, il répond que « la rencontre d’aujourd’hui s’inscrit en adéquation et en stricte cohérence avec l’effort historique du FFS depuis des décennies, à créer les conditions favorables pour convaincre les tenants du pouvoir à s’inscrire dans un processus de sortie de crise à moindre coût et d’une manière urgente ».

Hakim Belahcel assure en outre que le FFS est « habitué d’être la cible privilégiée des feux croisés des nervis de tout acabit », et saura « comme de coutume », « faire face à cette nouvelle campagne de dénigrement et de diffamation ».

COMMUNIQUÉ DU FFS

Alger, le 14/02/2021.

Une délégation du FFS composée des camarades Hakim Belhacel, membre de l’Instance présidentielle, et Youcef Aouchiche, Premier secrétaire national, a rencontré le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebounne, à sa demande.

Au cours de cet échange, nous avons appelé à prendre des mesures politiques fortes, de nature à rétablir la confiance avec les Algériennes et les Algériens, et à ce que s’exprime une volonté politique réelle pour la consécration du changement.

Parmi ces mesures urgentes :

- La libération de tous les détenus d’opinion ;

- L’ouverture des champs politique et médiatique ainsi que la levée des entraves à l’exercice des libertés fondamentales, individuelles et collectives ;

- La protection des droits de l’Homme et le bannissement de toutes les restrictions et harcèlements contre les militants politiques, associatifs et syndicaux.

Nous lui avons exprimé notre conviction que seule un dialogue politique sincère, responsable et transparent, visant la construction d’un consensus national, permettra le renforcement et la consolidation du front intérieur pour mettre en échec toute tentative extérieure ou intérieure de porter atteinte à la souveraineté du pays et à l’unité du peuple algérien et pour affronter, en limitant le coût social, les graves difficultés économiques et financières qui s’annoncent.

Et c’est dans ce cadre que nous avons exposé les grandes lignes de notre initiative politique de Convention nationale, qui réunira l’ensemble des forces vives de la nation pour poser les fondements éthiques et politiques pour la consécration du changement et l’édification d’un Etat de droit et démocratique dans notre pays.

Nous avons rappelé aussi la nécessité, dans un monde en plein bouleversement, de projeter le pays sur l’avenir afin de répondre aux aspirations démocratiques légitimes de notre jeunesse en mobilisant les élites et les compétences du pays pour élaborer un vrai projet de développement qui sorte le pays de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Au cours de notre échange, nous avons alerté sur les risques d’une nouvelle désaffection populaire et les conséquences sur la cohésion nationale si de nouvelles élections se déroulent dans un climat de tension et d’atteinte aux libertés politiques et si jamais des mesures d’apaisement ne sont pas entreprises.

Le Premier secrétaire

Youcef AOUCHICHE

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