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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Rendant compte de la conférence du ministre sur la stratégie économique, tenue hier à l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg) le journal « indépendant » gouvernemental L’Expression, traditionnellement proche des tendances oligarchiques, attaque d’emblée par la bande en titrant : « Délais d’acquisition des véhicules importés. Ferhat Aït Ali s’en lave les mains ». Quant à la conférence sur la stratégie industrielle proprement dite, après s'être moqué de la «fantomatique» locomotion électriquevoici la conclusion du journal : « Tout opérateur transformant la matière première aura la priorité en matière de financement», a affirmé le ministre, non sans préciser que le secteur public possède les capacités et l'outil industriel pour activer dans ce créneau. Et le privé?» (L’Expression). Comptes rendus du Soir d'Algérie et d'El Watan.

Plan de relance économique

Ferhat Aït Ali prône le retour à «l’industrie industrialisante»

Par Zhor Hadjam, 31 janvier 2021. El Watan

Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a prôné, hier, un retour à «l’industrie industrialisante» en vue de relancer l’outil de production national et d’asseoir une stratégie de transformation locale des ressources naturelles, portée notamment par les fleurons du secteur public.

Invité par l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg) dans le cadre de son cycle de conférences, le ministre s’est toutefois défendu de faire dans le «passéisme», estimant que les bonnes recettes du passé, qui ont été abandonnées en Algérie, ont fait la réussite de pays comme la Corée du Sud, l’Iran et la Turquie.

Il estimera que ces méthodes peuvent être appliquées à nouveau en Algérie, en se basant sur l’amont et l’industrie de transformation des ressources, dont l’amont minier, la pétrochimie, les industries mécaniques, en prenant en compte les avancées technologiques, pour en faire des segments de développement solides.

«Nous pouvons reconstruire l’industrie selon les schémas des années 1970, mais avec la pensée des années 2000. Nous pouvons retrouver le chemin que nous avons égaré en comptant sur nos richesses et nos compétences. Pour cela, il faut d’abord trier les priorités et faire des audits des secteurs et entités économiques, en vue de tirer les bilans et de lancer les plans de relance adéquats, en revenant à l’exploitation locale de nos ressources.»

Selon le ministre, «il existe une volonté politique de concrétiser une stratégie économique basée sur un retour vers l’amont qui est actuellement la priorité du secteur».

Il indiquera que les entreprises du secteur public bénéficieront des aides nécessaires, dès la réception des résultats des différentes audits en cours. «Des plans de refinancement et de relance seront lancés au second semestre 2021, en fonction des résultats des audits des entreprises sous tutelle du ministère de l’Industrie, entamées depuis huit mois», a notamment déclaré Fehat Aït Ali.

Il précisera que le cas de l’Eniem a nécessité une intervention d’urgence, et que des propositions de sauvetage de ce segment sont attendues de la part de son nouveau staff qui doit proposer, selon le ministre, des mesures de relance pérenne de l’activité.

Il ajoutera en outre que son département encourage aussi le secteur privé productif : «Nous comptons relancer aussi le véritable secteur industriel privé.» Et de citer notamment des petites unités de sous-traitance ayant pâti, a-t-il relevé, ces dernières années, des politiques mal orientées en matière d’aide à l’investissement.

Selon le ministre, ces petites unités peuvent contribuer à atteindre les taux d’intégration nationale, et seront de ce fait «encouragées dans le cadre du nouveau plan de relance, à travers, l’accès au foncier industrie et aux avantages et facilitations fiscales, qui étaient octroyés par le passé aux assembleurs de produits semi-fini, sous couvert de la production nationale». Le ministre précisera que les industriels qui travailleront dans le sens de la concrétisation de l’intégration nationale pourront bénéficier des avantages prévus par la loi, en aval – et en fonction de la réalité de leur engagement – et non plus en amont, comme cela se faisait auparavant.

Le ministre expliquera en outre que le partenariat étranger ne se fera plus sur les mêmes bases que par le passé, soulignant que si l’actionnariat n’est plus limité par la règle 51/49, il faudra que le partenaire étranger apporte ses propres investissements, en plus de justifier de sa compétence avérée dans les domaines concernés.

Source : El Watan

Ferhat Aït Ali l’a affirmé hier vers le retour à l’industrie industrialisante

Par Nawal Imès, 31 janvier 2021. Le Soir d’Algérie

Il dit ne pas craindre de revenir aux paradigmes des années 70 avec une autre vision pour, dit-il, «retrouver le chemin, assurant que cette politique n’était pas «si obsolète». Le ministre de l’Industrie animait une conférence au niveau de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG).

Il y a affirmé que le bradage de l’outil de production national, surtout à des parties étrangères, n’était plus tolérable, et que la priorité sera donnée à la recapitalisation. Ferhat Aït Ali fait un constat, sans appel, de la politique de privatisation qualifiant certaines situations de «rocambolesques», à l’image d’El-Hadjar, et certifiant qu’aucune cession d’actifs n’avait jusque-là donné de résultats positifs.
Présentant sa vision de ce que devrait être le secteur industriel, Ferhat Ali juge urgent de «libérer le pays de la paralysie psychologique» en revenant vers « l’industrie industrialisante» pour reconstruire l’économie sur des bases qui ont été perdues. Pour le ministre de l’Industrie, cette dernière a été victime d’une «valse sans fin, avec un pas en avant, deux en arrière », après les années 70 avec le début de la course au profit, qui a eu pour conséquence des entreprises totalement déstructurées.

Au début des années 90, dit-il, la situation sécuritaire a davantage compliqué la situation avec des entreprises publiques «plombées» et des entreprises privées qui préféraient l’importation. «C’est un miracle que le secteur public ait survécu», dit-il, avec des politiques qui ont choisi de répondre aux urgences conjoncturelles, plutôt que de mettre en place des plans de redressement.

A l’avenir, assure-t-il, il faudra revenir à «l’ambition industrielle», avec pour priorité l’amont, à savoir la transformation de la matière brute tout en s’inscrivant dans une vision de complémentarité.

Ce sont les politiques publiques qui poussent l’économie dans un sens ou un autre, tranche le ministre de l’Industrie. Le Soir d’Algérie

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