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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 29 janvier 2021

Le mouvement populaire avait clairement indiqué que l’éviction de Abdelaziz Bouteflika ne signifie pas la fin du système de pouvoir qui bloque l’épanouissement du pays. Le Hirak a continué à le dire jusqu’à la survenue du virus

Qui a mis en place le fameux système ? Quelle est la responsabilité des services secrets de l’armée? Le fameux « Rab Dzaïr » chef du DRS qui a tenu le glaive politique de l'ANP  pendant plus de trente ans, vient d’être blanchi.  Ses fans qui animent la presse algérienne mainstream, jusqu’ici désarçonnés par la rudesse du défunt chef d’Etat-major, sont en train de renouer avec la stabilité rassurante des officiers traitants. Ils semblent même désormais suffisamment sourcés pour jouer dans la cour des grands.

Plus la peine de chercher la cause des malheurs algériens. C’est le directeur d’El Watan Tayeb Belghiche qui donne le ton dans un édito : « Tous les Algériens sont convaincus que le chef d’orchestre de la corruption, l’ordonnateur de la gabegie n’est autre que Abdelaziz Bouteflika, et tous ceux qui sont poursuivis par la justice jusqu’à ce jour ne sont que des complices et des exécutants qui ont profité de l’occasion pour s’enrichir à leur tour ».  

NB. On ne peut quand même tout coller à cet impotent. Belghiche sait qu'il est complétement hors course depuis 2013. Dès le mois d’avril 2013, El Watan sous le titre « Bouteflika peut-il encore gouverner ? » notait : « Beaucoup d’observateurs estiment que le 3e mandat de Bouteflika était un «mandat de trop » (…) Gouverner par procuration n’est sans doute pas un signe de bonne santé. »

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