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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mort lundi dernier, le Pr. Hadjadj-Aoul Mourad, chef de service de pneumologie du CHU de Tlemcen. Photo DR

Mort lundi dernier, le Pr. Hadjadj-Aoul Mourad, chef de service de pneumologie du CHU de Tlemcen. Photo DR

Par Hocine Lamriben, 9 décembre 2020

 Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), déplore «un manque flagrant» de moyens de protection anti-Covid-19 et des conditions de travail «très difficiles». «Notre syndicat a dénombré plus de 10 000 cas de contamination parmi les professionnels de la santé, tous corps confondus. Ce seuil a été dépassé depuis deux semaines. Nous avons aussi déploré, malheureusement 149 décès.

Les trois quarts des cas de décès relèvent du corps médical (public et privé), ensuite vient le corps paramédical et les autres cas sont répartis entre les corps communs et les administrations», a déploré Lyes Merabet, joint, hier, par téléphone, rendant un hommage aux personnels de santé, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus.

«Il y a un manque flagrant des moyens de protection et une désorganisation au niveau du circuit de prise en charge dans les secteurs public et privé», a-t-il dénoncé. Outre une «pénurie» de masques de protection FFP2, il a évoqué le manque de lunettes, de surblouses, de visières et de gel hydroalcoolique.

«La plupart des professionnels de la santé du secteur public se débrouillent pour acheter ces moyens de protection chez les pharmaciens et les concessionnaires versés dans le matériel médical. Dans le secteur privé, les professionnels de santé n’arrivent pas à se doter convenablement de moyens de protection pour travailler tout le temps.

C’est pour cette raison que beaucoup de cabinets et de cliniques sont fermés», a relevé Lyes Merabet. Evoquant les conditions de travail, le président du SNPSP a souligné le manque des tests PCR, nécessaires au dépistage de la pandémie de coronavirus, alors que «les enquêtes épidémiologiques patinent parce que les moyens font défaut».

«Au niveau de la prise en charge des malades, on est confronté à des difficultés à trouver des places pour les hospitaliser», a-t-il affirmé.

Selon lui, le problème du manque d’éléments parmi le personnel soignant, en raison des contaminations survenues dans le milieu hospitalier, met aussi sous «pression» les effectifs restants dont le moral est affecté.

Notre interlocuteur a jugé impératif de protéger les employés du secteur de la santé, en mettant à leur disposition suffisamment de moyens de protection contre le pandémie, et en améliorant leurs conditions de travail.

Enfin, Lyes Merabet a fustigé la non-prise en charge par le ministère de la Santé et le gouvernement des revendications socioprofessionnelles, exprimées depuis plusieurs années par les personnels de santé.

Le ministère de la Santé avait fait état, fin novembre, de 120 décès dans le secteur de la santé et 9146 autres contaminés depuis l’apparition du coronavirus en Algérie.

Source : El Watan

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