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Publié par Saoudi Abdelaziz

"L'Université de Constantine fait partie de mes réalisations les plus accomplies."? Photo DR

"L'Université de Constantine fait partie de mes réalisations les plus accomplies."? Photo DR

Oscar Niemeyer est mort à l'âge de 105 ans (il est né en 1907). ce célèbre architecte brésilien a marqué l'architecture de l'Algérie indépendante. On lui doit quatre réalisations majeures : l'Usta, l'Epau, l'Université de Constantine et la Coupole du 5-Juillet.
 

Il disait : « Ce n'est pas l'angle droit qui m'attire, ni la ligne droite, dure, inflexible, créée par l'homme.

Ce qui m'attire, c'est la courbe libre et sensuelle, la courbe que je rencontre dans les montagnes de mon pays, dans le cours sinueux de ses fleuves, dans la vague de la mer, dans le corps de la femme préférée. De courbe est fait tout l'univers, l'univers courbe d'Einstein».

A propos de sa réalisation algérienne favorite, l'Université de Constantine il parlait de " défi architectural": "Je voulais que le béton obéisse à mon esthétique dans le cadre du relief dramatique et accidenté de Constantine, une ville accrochée à un rocher, et comme suspendue dans le vide". (...) Lorsqu'il m'arrive en privé ou en public de parler de mon travail, des choses que j'ai réalisées, je dis toujours que l'Université de Constantine fait partie de mes réalisations les plus accomplies."
 

Affirmant toute sa vie ses convictions communistes, Oscar Niemeyer a conçu à Paris le siège du PCF, place du colonel Fabien et au Havre la Maison de la Culture. Fidel Castro lui rendit visite dans son atelier, en 1995, lançant : «Il ne reste que deux communistes dans le monde, Oscar et moi !»

« Il ne suffit pas pour un architecte de sortir d’une faculté pour qu’il le devienne. Il doit apprendre à bien connaître sa société, comprendre et s’ouvrir au monde afin de construire des choses qui rendent les gens heureux, qui leur donnent de la joie. A un jeune Algérien, qui étudie l’architecture, je dirai une ou deux choses : il faut connaître son pays, apprendre à l’aimer et il faut, c’est essentiel, lire, lire des romans, de la poésie, pour nourrir son imaginaire. C’est cela qui fera de lui un architecte qui vit avec son époque, avec son temps. C’est comme cela qu’il pourra participer à la transformation de la société dans laquelle il vit et qu’il sera un homme libre.» (Propos recueillis en août 2005 par Smaïl Hadj Ali)

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