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Publié par Saoudi Abdelaziz

La chronique du Condjador (88)

Jijel, 2 mars 2014

la pratique de kulbit (la culbute) est devenue un sport national en Algérie. Si le football a la préférence d'une bonne partie des citoyens, la kulbit de tout ce qui vient de la caisse de l'Etat est plus répandue. Cet acharnement à gratter le Trésor public existe même à la base de la pyramide social. Ses victimes : les honnêtes gens et les bonnes volontés.

Au moment où la rue reproche à Chakib Khalil et ses camarades le vol de milliards, cette même foule vole à son échelle. Elle se fait enregistrer sur les listes de la direction des Forêts pour bénéficier de dons gratuits d'oliviers et d'engrais chimique, non pas pour planter les arbres, mais pour les détruire et revendre les engrais chimiques 100 da le kilo. Cette arnaque destructive c'était d'abord quelques individus, puis elle est maintenant pratiqué par tous les "enregistrés". Même ceux qui plantent vraiment demandent plus qu'il ne leur faut pour revendre le reste des engrais après avoir détruit les petit plants d'oliviers pour ne pas attirer les soupçons. Certains arrivent à prendre jusqu'à 500 oliviers et 500 kilogramme d'engrais au moment où des honnêtes gens qui veulent vraiment planter 20 arbustes ( ce qui n'est pas trop demander, car il faut pouvoir les faire survivre des chaleurs de l'été sans eau) se font rejeter de la liste. On nous dit: la liste est "saturée". Mais de quoi? De massacreurs!

J'ai eu mes 25 oliviers en 2011, mais c'était grâce aux évènements de Tunisie. A l' époque, le système voulait acheter la paix civile, tous les demandeurs ont été pris . J'ai renouvelé mes demande les années suivantes, jusqu'à 2014. Rien! Une accusation est lancée par les postulants, contre quelques fonctionnaires de l'administration qui détournent les dons de l'Etat destinés aux gens à faible revenu. Ces dons?  Au choix:1 vache laitière, 10 moutons; 10 chèvres, et des poule pondeuses pour les femmes paysannes. A Jijel, ces dons restent introuvables... Cette disparition alimente encore la rumeur d'un détournement à la source ٫

De toute façon, il n'y a pas de suivi sur le terrain, on en reparle maintenant, mais on n'applique pas. C'était aussi le cas, dans les années passées pour les aides destinées à l'aménagement agricole notamment pour les puits. Sur un don gratuit de 25 millions de centimes la moitié va à la tchipa pour l'enregistrement sur la liste des bénéficiaires...

Tous complices?
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Ouas Ziani 03/03/2014 12:13

Une précision : le bénéficiaire fore un trou de 6 ou 7 mètres de profondeur, il loue deux ou trois citernes d'eau puis vide son contenu dans le puits. Tout ce labeur se fait quelques heures avant le passage de la commission de contrôle dont un ou plusieurs membres auront convenu avec le laboureur du rendez-vous. La commission constate dans son procès-verbal l'existence effective du puits et du précieux liquide et le tour est joué. La seconde étape consiste à passer la pompe immergée qui voyage d'un puits à un autre vers le laboureur suivant; elle sera comptabilisée autant de fois que le nombre de laboureurs. Avec tout cela, il y a des gens qui nous pompent l'air simplement parce que le pays est leader des pays immergeants.

nadjib 22/07/2014 23:48

merci pour cette précison ,je vient juste de lire votre commentaire