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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Photo prise au mois de juin 1962 d'un slogan du FLN (Front de Libération nationale) "un seul héros le peuple" dans la Casbah d'Alger après la signature des accords d'Evian. (AFP)

DR. Dans la Casbah en juin 1962

 

 

 

 

 

 

 

Par Saoudi Abdelaziz, 22 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la création de notre blog, en avril 2011, nous avons milité pour que les intérêts du peuple algérien modèlent enfin le rôle des institutions de la République. Ce qui suppose que dans ces institutions cheminent "normalement" les demandes des différents secteurs de la population, et notamment celles des secteurs sociaux mis à l'écart après le tournant "libérale" engagé au début des années 80, mais aussi la catégorie des entrepreneurs productifs privés du soutien constant des pouvoirs publics qui ne se confondent pas avec les conglomérats,  créatures du système aspirant désormais à l'hégémonie politique.

 

 

Depuis une trentaine d'années ce sont les anciennes castes pro-coloniales qui sont revenues au commandes, aux côtés des nouvelles castes constituées après l'Indépendance, le tout fécondé par le détournement des richesses nationales. L'Algérie ne peut renouer avec son avenir qu'en faisant reculer les privilèges de ces castes et en imposant de nouvelles priorités productives et de nouvelles solidarités sociales.

 

Le peuple algérien ne peut exercer durablement son hégémonie sur l'Etat algérien qu'en bâtissant les partis et les associations capables de libérer les institutions de l'emprise oblique des services secrets, lesquels se sont arrogées, depuis la mort de Boumediene en 1978, le rôle de "colonne vertébrale" de l'Etat algérien.

 

 

"Le régime présidentiel de type césariste a sans doute fait son temps en Algérie notait le blog, le 15 décembre 2012. Après l’épisode pitoyable du Chadlisme, le sursaut désespéré de Mohamed Boudiaf, la morne résignation de Lamine Zeroual, Bouteflika a essayé de renouer avec la conduite épique de Houari Boumediene. Mais ses velléités héroïques ont buté devant les mécanismes a-constitutionnels stériles imprimés à l’Etat algérien et à la fonction présidentielle, durant les années 80 et 90. A quoi s’ajoutent sans doute les handicaps dus à sa santé".

 

 

En 2014, les élections présidentielles pourraient-elle être un moyen de faire avancer l'Algérie dans la bonne direction?

 

 

Quelques semaines avant l'accident vasculaire du chef de l'Etat.  Dans une note publiée sous ce titre "Les longs mois de Bouteflika" j'écrivais le  1er avril 2013,   

 "Pour revenir à la candidature de Bouteflika, je pense que le problème nodal réside depuis déjà plusieurs années dans l’incapacité physiologique du chef de l’Etat à assurer en permanence et étroitement les fonctions présidentielles, telles qu’elles sont définies dans la constitution.  Cette situation s’est retrouvée sous la présidence de Chadli, qui était un chef d’Etat incapable, mais lui, c'était intellectuellement. Un autre système de pouvoir, pseudo-présidentielle, occulte, a été mis en place pendant ses deux mandats. 

C’est ce système occulte dont ont hérité Boudiaf et Zeroual. Et qui les a éliminés.  Le mérité principal de Bouteflika fut de commencer à remettre les institutions à leur place. Mais il a souffert d’un double handicap. D’abord, dépourvu de "fibre sociale", il n’a pas réussi à inspirer, comme Chavez par exemple, un mouvement populaire de soutien à sa présidence. C’est la clé de l’efficacité du système présidentiel. Secundo : dans le cadre de la juste ligne consistant à remettre le DRS à sa place, il a eu recourt, le handicap physique aidant, à des réseaux de contrôle et d’influence claniques propices, par essence, à la corruption d’influence. 

Les  gens de ma génération savent que Abdelaziz Bouteflika croit sincèrement à son destin patriotique. Va-t-il se fourvoyer dans une fin à la Bourguiba ? Ou a-t-il encore des tours dans son sac pour que ses fonctions présidentielles décisives contribuent, encore, au cours des longs mois à venir, à préparer la remise de notre pays sur les bons rails, ceux de l’Etat de droit. Pour tous et avec l’aide de tous, car le pouvoir du DRS doit définitivement être mis aux oubliettes". 

 

 

Après l'entrée en convalescence  du chef de l'Etat, j'écrivais Le 28 septembre 2013 :  

 

"On ne peut rien en conclure sur l'état réel du rapport des forces et sur les intentions des uns et des autres, sinon qu'il existe dans le pays -à côté de pulsions marginales pour le retour de la fitna-un mouvement profond en faveur d'un accord national pour de nouvelles règles du jeu; pour la progression de l'Etat de droit dans le cadre  d'une nouvelle étape du développement national et démocratique.

  Abdelaziz Bouteflika semble avoir repris la main, quelles seront les prochaines initiatives de l'institution présidentielles?

  Quatrième mandat? Il faudrait sans doute que le chef de l'Etat ait "perdu la tête" pour envisager une telle option".

 

 

 

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