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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

(C’est le titre de la conclusion de l’article de d’El Kadi Ihsan paru hier dans Maghreb Emergent)

 

 

( …) L’aspiration du président Bouteflika à un 4e mandat, si elle se révèle au grand jour début 2013, promet une année dévastatrice sur le front des « affaires ». Pire qu’en 1998, lorsqu’une série de « révélations » de presse avaient laminé le clan Zeroual-Betchine et débouché sur la démission du premier.

 

La guerre d’ombres a sans doute d’ailleurs débuté à travers le retour en première ligne du scandale de l’autoroute est-ouest la semaine dernière avec l’annonce de l’implication - selon le quotidien Algérie News- du ministre Amar Ghoul dans les pots de vins distribués par l’un des maitres d’œuvre chinois du méga-chantier. « C’est clairement un message adressé au clan présidentiel sur le fait que des noms du premier cercle déjà cités peuvent revenir dans le dossier judiciaire de cette affaire », estime l’officier supérieur à la retraite.

 

Le DRS ne se prononce pas ouvertement contre le projet électoral de Bouteflika mais rappelle, en creux, que rien ne peut être engagé sans lui. En retour, le président Bouteflika n’a pas cessé d’utiliser, à son avantage, son statut de « protecteur » à l’international des militaires engagés dans une confrontation violente avec les islamistes dans les années 90.

 

Cela concerne aussi bien les officiers à la retraite, à l'instar de l'ancien ministre de la défense, le général Khaled Nezzar, poursuivi en Suisse à la suite d'une plainte de deux Algériens soutenus par l'association Trial, ou des militaires qui encore actifs dans les différents organigrammes des services de sécurité algériens. Un rôle qu’il lui arrive de négliger pour les besoins du moment. Le dossier des disparitions forcées des années de la guerre civile reviendra également au devant de la scène en 2013 suite aux pressions de la commission des droits de l’homme des Nations Unis, et à des concessions présidentielles. Il fera aussi partie de la guerre des affaires qui se préfigure depuis quelques semaines.

 

Finalement, il n’y a pas que Abdelaziz Bouteflika qui se sent insécurisé par l’après avril 2014. C’est en cela qu’un nouveau compromis de la « sécurité » Présidence-institution militaire n’est pas du tout à exclure au bout de plusieurs mois de bras de force. « Les années 90 continuent de paralyser l’avenir politique de l’Algérie » conclut l’ancien premier ministre.

 

 

Texte intégral : Magheb Emergent

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