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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Si Hillary Clinton pousse à la roue pour chauffer la marmite en Syrie, se félicite que l’opposition est armée de manière sérieuse, agit pour fermer les portes du dialogue entre les protagonistes du drame, la diplomatie américaine est vraiment très conciliante après les nouveaux massacres de la place Tahrir. Elle regrette bien sûr les morts et les blessés, mais son porte-parole s’oppose frontalement aux revendications populaires, en s’alignant sur la position de Tantaoui : « Ces événements tragiques ne doivent pas empêcher la tenue d’élections » souligne M. Jay Carney.

 

 «L'armée égyptienne, soucieuse de son maintien au pouvoir, envoie souvent les meilleurs et les plus brillants de ses officiers à l'Ecole américaine rien que pour assurer la continuité du régime militaire aux commandes», a-t-il souligné, relevant qu'aujourd'hui, «la plupart des Ecoles militaires américaines, de West Point à New York, pour la National Defense University, à Washington, ont un officier égyptien assis dans la salle de classe». C’est ce que déclare à la presse américaine, l’ancien general-major Robert Scale (L’Expression, 22/11)

 

Peut-être, mais cela n’a pas empêché l’armée égyptienne de lâcher l’option Souleimane activement soutenue par le pentagone pour la relève de Moubarak. Et Tantaoui ne sera pas toujours là…

 

Obama et Clinton, démocrates flamboyants, connaissent bien les objectifs de Tantaoui qui s’efforce de préserver les moyens de l’ancienne politique d’accommodement avec le sionisme et d’affaissement national. Tantaoui et son clan veulent faire de l’armée une institution à l’abri des pressions d’un peuple devenu incontrôlable depuis le printemps, et la mettre au-dessus de tout contrôle politique ou financier. « Même après la Révolution de 1952, les Officiers libres n’ont pas inscrit cette clause dans la Constitution », observe  dans El Watan, la politologue caïrote Sarah Ben Nefissa.

 

 Mais, on le sait, les stratèges des pays occidentaux ne font jamais la fine bouche et Obama n’est somme toute qu’un simple président. C’est que la partie est serrée pour la stratégie américaine et sioniste dans la région, qui espére toujours compter sur la hiérarchie militaire égyptienne dans ses plans de contrôle.

 

Le porte-parole du Pentagone est «satisfait de la volonté du Conseil suprême des forces armées (CSFA) d’organiser les élections».

 

Reprenant cette feuille de route, la « Communauté internationale » renchérit. Bernard Valéro, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères déclare : «La France appelle à l’esprit de responsabilité de tous dans ces jours critiques et appuie la tenue des élections ». Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, est naturellement préoccupé par les violences au Caire, mais dit-il  «il y a, certes, ces problèmes en Egypte, mais des élections vont avoir lieu et bien sûr». Il juge «important» que l’actuel pouvoir militaire au Caire «supervise les prochaines élections».

 

S. A. 

 

Affaire à suivre…

 

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