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Publié par Saoudi Abdelaziz

Jijel

 

 

La chronique du Condjador (74)

 

 

 

 

DR

 

  

Le changement c’est à Jijel qu’il doit d’abord se faire

 

Tout le monde sait que Jijel n’est pas gérée que par un maire et un wali, cette ville a aussi des services de sécurité et des –moukhabaret- qui veillent à la bonne marche des choses. La preuve : c’’est suite à l’événement qui à eu lieu à Village-Moussa, que notre nouveau président d’Apc avait révélé ses compétences dans la médiation entre la famille de la victime, la population déchaînée et les autorités locales. Il était arrivé à faire la paix et à donner justice aux deux parties du conflit, il vait arrêté le massacre en coupant la mêche qui était tout près de ce tonneau de poudre, qui a éclaté dans d’autres pays arabes.

 

Ce travail lui a valu la baraka des services de sécurité. Au cours des dernières élections municipale, celui qui a réussi la médiation était candidat dans la liste du Fln, en deuxième position. On dit que les services de sécurité avaient alors ordonné à Belkhadem, (qui ne peut pas leur dire non puisque lui-même est sous leur volonté) que pour la bonne marche des choses, il fallait mettre ce candidat en tête de liste. Chose faite, il est devenue président de l’Apc de Jijel.

 

Lorsque je fais le total de multiples événements qui se passent dans notre petite wilaya, je constate que l’apparition des bonnes volontés a augmenté. Elle devient plus directe au moment où les pays arabes vivent leurs hivers polaires et que les profiteurs y ont changé, ainsi que les présidents et les ministres mais pas le je m’enfoutisme des dirigeants à l’égard des autres. A jijel, les services de sécurité semblent intervenir juste à la limite d’une ligne qu’eux-mêmes ont tracée. Le mouvement de ness el khir n’est pas un hasard s’il est présent dans 48 wilayas, et avec la bénédiction des pouvoirs de décision.

 

Ça continue la chaine de radio fm de Jijel ! Récemment, ce sont encore les journalistes khabsistes qui, au cours de débats, défendent le système alors que l’invité concerné, un fonctionnaire parlant de son vécu quotidien, essayait de montrer l’absurdité dans l’administration à Jijel. Alors que cet invité voulait faire évoluer les choses pour le bien des citoyens, il se fait rappeler aux normes !

 

Aujourd’hui, tout le monde à Jijel a la certitude que les blocages administratifs ne produisent rien de bon, mais uniquement la colère et la déception. La bonne révolution, c’est le nombre croissant de gens que je découvre de jour en jour, faisant face directement aux responsables archaïques, qui croient qu’ils ont compris mieux que toute une population comment la vie est faite. Le bon changement qui prend forme, c’est la nouvelle forme de logique citoyenne. Celle de quelqu'un qui prend le bus pour rentrer chez lui à la fin de son travail, de quelqu’un qui est concerné, tout simplement. Même si lui a une situation stable, il voit chaque jour l’état de déprime que vivent ses proches, ses amis, ses voisins.

 

La canne est droite, c’est le haut qui est tordue dit le proverbe. Ce haut ne se situe pas à Alger seulement mais ici à Jijel aussi, dans la tête de ces sangsues, celles des chaises de-pouvoir-de-décision. Le haut est ici, dans cette localité de jijel. Ces donneurs de leçons qui parlent avec des chiffres qu’eux-meme ont notés sur une feuille avant de venir dans les emissions radio. Ces menteurs installés sur les ondes qui se font attraper par des participants à l’émission par téléphone. Les menteurs ne savent même pas à demander pardon pour leurs insolences répétées.

 

 

Le silence ne vous fera pas gagner du temps, il ne fera qu’augmenter le nombre des mal- aimés. Vous, vous savez très bien comment donner des fausses statistiques. Passé lointain passé maudit, kerahtkoom !

 

 

Le Condjador, Jijel, 6 février 2013

 

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