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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par Yasmine Saïd, 31 mai 2013

 

Mohamed Bouamrirène vient de créer le comité national des travailleurs licenciés abusivement.

A 36 ans, il a été licencié abusivement d’une multinationale affiliée à Sonatrach en avril 2004. A l’époque, le jeune homme travaillait comme magasinier depuis 7 années pour Miswaco, une filiale de Schlumberger. Mohamed fait ce qu’on lui demande, il accepte même d’effectuer les tâches d’administrateur. «Je faisais le travail de deux personnes.» Pourtant, Mohamed n’a pas été payé pendant trois ans, et alors qu’il travaille deux fois plus que la normale, il ne perçoit qu’un seul salaire.

 

Ses fiches de paye sont également falsifiées et le nom de son employeur réel n’y apparaît pas. Constatant que ces pratiques illégales sont généralisées, il tente de créer une section syndicale «affiliée à l’UGTA» pour défendre les droits des travailleurs. Un an plus tard, il est mis à pied. «Je travaillais pendant un mois, puis j’avais un mois de congé. Ils ont profité de mon congé pour me virer», explique Mohamed. L’entreprise accuse le jeune employé d’avoir falsifié des documents. La mise à pied dure 14 jours. Le lendemain, Mohamed est licencié. Il dépose un recours mais n’obtient aucune réponse.

 

La justice lui accorde 350 000 DA d’indemnité mais n’estime pas nécessaire de demander à Miswaco de réintégrer le salarié. «L’argent ne m’intéressait pas. Tout ce que je voulais, c’était mon travail», raconte Mohamed Bouamrirène. Depuis ce jour-là, il est toujours au chômage. Mais les problèmes n’ont pas disparu avec son départ. Au fil des années, une dizaine d’autres employés, eux aussi souhaitant la création d’un syndicat, ont été licenciés, pour des motifs discutables.

 

Source : El Watan.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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