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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Le 6 novembre 1994, Lounès Djaballah, membre du PAGS pendant deux décennies, était lâchement assassiné. Fatah Agrane, qui a partagé son engagement dans le parti, a écrit ce texte destiné "aux camarades et ami(e)s".

 

 

 Images intégrées 1

 

 

Quant je pense à ce que fut l’unique parti ou j’ai milité dans ma vie
Le P.A.G.S (Parti de l’avant-garde Socialiste) je suis heureux ! Même si parfois ,je fus et suis très critique sur certaines de ses positions, mais jamais de regrets…. Jamais !…..

 

Même après l’avoir quitté, juste après le congrès de 1990, en désaccord avec la résolution politico- idéologique qui en a résulté car :

 

Je lui dois beaucoup dans mon éducation

 

Dans ma perception de la lutte

 

Dans mon amour pour la patrie bien compris celui de la libération sociale

 

Pour mon internationalisme

 

Je n’essaye jamais aussi  de cacher mon abandon des luttes durant des 
Périodes, mon découragement qui peut se justifier, la faillite de certains de mes camarades …..Les ravages causés par l’effondrement du camp socialiste.......Pour tirer à boulets rouges sur la maison, je laisserai à l’histoire de restituer objectivement l’apport que ce dernier a apporté à la libération de l’homme et de la femme dans mon pays !

 

Et  ce quoi doit l'humanité au socialisme scientifique dans l’émancipation et le progrès  !

 

Mais comment rester vivant pour cet idéal, réalisant que « sans mon parti je suis un homme mort » pour paraphraser le camarade feu DJABALLAH LOUNES paroles qu’il  m'a dites trois jours avant son assassinat à BACHDJARRAH ALGER par un groupe terroriste armé de plusieurs balles, dans le dos (repose en paix camarade!!!)

 

Alors en souvenir de LOUNES (en ce jour anniversaire de son assassinat) qui juste avant de tomber en martyr de l’Algérie du Progrès et de la justice sociale (était avec d’autres camarades en train de s’atteler à reconstituer le parti « dial el kheddama » celui des laborieux, comme il aimait à le dire)


Je suis heureux aussi d'avoir cotoyé ces humbles !
Car quand je pense à la camaraderie faite homme avec ses forces et ses faiblesses je pense à toi LOUNES

Et pour ne pas mourir ….. Et idéal refleurir 

 

Et continuer d’espérer et d'agir pour se reconstruire,et à ta mémoire LOUNES

 

 

Le solidaire sourire, je vous offre camarades et ami(e)s ce poème de Pablo Neruda
                                   

 

Bonne lecture !

 

Fateh Agrane, 6 novembre 2013



A mon parti

Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas. 
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent. 
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire. 
Tu m'as appris à allumer, comme un feu, la bonté. 
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre. 
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme. 
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu meurt avec la victoire de tous. 
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères. 
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche. 
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique. 
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie. 
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi. 

 

Pablo Neruda

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