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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Triade du roi Osorkon II

                                     Triade du roi Osorkon II, le Louvre

  

  

Nous choisissons comme titre la dernière information de cette synthèse.

Il y a d’abord cette dépêche de l’AFP reprise par Libertéet intitulée : « Manifestation au Caire pour un retour de l'armée au pouvoir ». A y regarder de près, il ne s’agit que de quelques centaines de personnes sortis dans les rues à l’appel d’un « collectif de militaires à la retraite et de groupes opposés au Frères musulmans ». Quelques centaines de personnes ce n’est pas très impressionnant au Caire. Pourtant, l’éditorialiste du Quotidien d’Oransemble s’émouvoir de cette information. Sous le titre Appel à coup d'Etat, M. Saadoune écrit d’emblée : « Le retournement d'une partie de l'opinion égyptienne- dont l'importance reste indéterminée, mais la tendance réelle - à l'égard de l'armée égyptienne est assez significatif pour ne pas être relevé…Même s'il est encore prématuré d'affirmer que face au chaos sécuritaire, les Egyptiens sont en train de basculer vers une «contre-révolution» consentie ».

 

Hasard du calendrier, nous lisons dans El Watan sous la signature de Mohamed Fawzi Gaïdi : que « le docteur Mohamed Chafik Mesbah, ex-officier de l’ANP et politologue », a insisté hier dans une conférence publique à Annaba sur la nécessité de tenir à l’écart de la vie politique du pays l’armée nationale : «Je n’ai jamais autant exhorté l’armée algérienne à se tenir loin de la politique, car j’ai peur pour mon pays».

 

Curieuse exhortation de la part de cet ancien officier supérieur de la SM et du DRS, services de renseignement censés dépendre de l’ANP. On connait le rôle politique très influent que continuent d’exercer ces organismes dans la conduire de l’Etat et de la vie politique du pays.

 

Dans le bilan qu’il dresse de la gestion du pays, l’ex-officier supérieur du DRS se garde d’impliquer sa maison-mère. Plus encore, M. Benosmane, le directeur de l'Ecole supérieure annabi invitante, cité par A. Bouacha du Soir d’Algérie, tirant les conclusions du débat déclare : « à travers cette conférence de Chafik Mesbah, nous sommes arrivés à dédiaboliser le DRS comme institution militaire de la République algérienne démocratique et populaire».

M. Benosmane a bien raison : « Le DRS est une institution militaire de la République ». On aurait donc deux institutions militaires distinctes en Algérie : L’ANP et le DRS. L’un s’occupe de politique. L’autre se tient toujours « loin de la politique ». Et au dessus d’eux un Président. Les trois formant un triangle qui ne semble plus isocèle. M. Mesbah, souhaiterait peut-être qu’en politique ne demeure que le face à face entre les deux côtés DRS-Présidence. Une hypothèse absurde…

 

 

Synthèse blog, 17 mars 2013

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