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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Des milliers de syndicalistes turcs ont défilé mercredi vers la place Taksim à Istanbul, épicentre des manifestations contre le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et la "dérive autoritaire" de l'AKP, parti au pouvoir depuis plus de dix ans. /Photo prise le 5 juin 2013/REUTERS/Yannis Behrakis

Reuters-Les syndicats se joignent à la contestation en Turquie 

 

 

 

Après six jours de contestation, la Confédération des syndicats du secteur public (KESK) et la Confédération syndicale des ouvriers révolutionnaires (DISK), toutes deux marquées à gauche, ont organisé des défilés dans plusieurs grandes villes du pays.

 

A Istanbul, leurs deux cortèges se sont fondus hier dans l'après-midi sur la place Taksim, au cœur de la fronde qui agite la Turquie depuis vendredi, en scandant "Taksim, résiste, les travailleurs arrivent" ou encore "Tayyip, les pilleurs sont là !".

 

Mêmes scènes dans la capitale Ankara, où plus de 10.000 manifestants ont marché aux cris de "Dégagez la route, les révolutionnaires arrivent !" ou "Taksim est partout !" en agitant des drapeaux turcs.

 

La grève générale de 48h à partir de mardi midi avait été annoncé par la confédération des syndicats du secteur public (KESK). Le communiqué de la centrale, qui revendique 240.000 membres, a appelé à "la résistance contre le fascisme de l'AKP". Le KESK a été rejoint par le DISK. La dernière action conjointe des grandes confédérations syndicales remonte au 1er mai de l'année dernière. Malgré le bon déroulement de cette manifestation en 2012, la place Taksim a été fermée cette année pour le 1er mai. Aujourd'hui, cette nouvelle grève est l'occasion de couper l'herbe sous le pied du gouvernement qui continue à comparer les syndicats et les manifestants à des vandales.

 

C'est l'ampleur de la répression et la brutalité des méthodes employées contre des manifestants pacifiques de Taksim qui a poussé les responsables de KESK à avancer la grève dans le secteur public, initialement prévue le mois prochain pour protester contre les changements affectant le droit au travail des employés du secteur public.

 

Le syndicat des médecins a avancé hier, en plus des deux jeunes manifestants morts, le chiffre de 1500 blessés à Istanbul, et de 700 à Ankara depuis le début du mouvement. Après le déclenchement des syndicats de salariés, la confédération des Unions commerciales progressistes (DSK), , l’ordre des Médecins (TTB) et l’Union des Chambres d’ingénieurs et d’architectes Turcs (TOMOB), et d’autres organisations de la société civile ont exprimé leur solidarité avec les manifestants d’Istanbul

 

 

 

Source : Afp, Reuter, Irib, Nouvel-obs, 6 juin 2013

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