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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Ennahda accepte, selon son président ce matin, de céder à des indépendants les quatre ministères dit de souveraineté, dont celui de l’Intérieur. Ce recul significatif semble aller dans le sens de l’esprit de « dialogue national » préconisé par l’Union générale des travailleurs tunisiens et le président Moncef Marzouki.  Pour l’UGTT, Il s’agit pour les partis de mener de front, et de manière concertée la lutte contre la violence politique, la prise en compte des urgences économiques et sociales, l’élaboration de la Constitution et la préparation apaisée des prochaines élections.

 

 

 

Quelques prises de position :

 

 

 

 

Propos du président Moncef Marzouki tenus hier à Tunis et rapportés par l’APS

Le président tunisien a déclaré que son pays est "un laboratoire politique", "traversé par des conflits suite à une polarisation idéologique. "Il s’agit d’une querelle que la Tunisie mène contre elle-même", a dit M. Marzouki, affirmant que la Tunisie est le pays de tous les Tunisiens et qu’il est impératif qu’il soit gouverné par des modérés représentant toutes les familles politiques.

"Les Tunisiens sont aujourd’hui tenus de penser de manière collective pour faire face aux défis et construire un régime politique efficient qui protège la Tunisie et les jeunes générations de tous les dangers", a ajouté M. Marzouki.

 

Propos de Béji Caïd-Essebsi chef du principal rassemblement d’oppostion, recueillis hier par El Watan.

« La Tunisie n’est pas très vulnérable, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de menace, que sa sécurité n’est pas menacée. Elle est menacée par la pauvreté, par le chômage, par certaines régions qui sont marginalisées par les circuits économiques ; elle est menacée aussi de l’extérieur, pas par des Etats, mais par certains courants, ceux qu’on appelle les djihadistes (…)

« Mais qu’on le veuille ou pas, pour le cas de la Tunisie, Ennahda fait partie du paysage politique et va y rester. Ce que nous lui reprochons, c’est qu’il prend plus de place qu’il ne devrait. Nous ne voulons pas avoir un parti dominant, sinon on va aller progressivement vers la dictature (…). Ennahda existe actuellement dans le paysage politique. Il gouverne. Mais à mon avis, il n’y a aucun parti qui puisse gouverner la Tunisie tout seul ».

 

 

Hamma Hammami, porte parole du Front de gauche a tenu hier une conférence de presse dont nous n’avons pas réussi à avoir un compte rendu détaillé sur le net en dehors de cette dépêche colportée de site en site : « Dans une conférence de presse organisée ce mardi 26 février, le porte parole du Front Populaire Hamma Hammami a accusé Ennahdha d’instrumentaliser le pouvoir en le mettant au service de son mouvement. Hamma Hammami a ajouté que son mouvement continuera à s’opposer au pouvoir en place, exigeant la dissolution des Ligues de Protection de la Révolution ».

 

 

C’est Rached Ghanouchi, chef d’Ennahda,  qui a parlé en dernier. Ce matin il a déclaré à à la radio.

 

"Nous confirmons la neutralisation  des quatre ministères de souveraineté, le ministère de l'Intérieur y compris sera sous une personnalité hors des partis politiques", a déclaré Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda. "Nous voyons que c'est dans l'intérêt de la Tunisie que le gouvernement, dans la période transitoire et pour la période à venir, réunisse les islamistes et les laïcs (...) même si nous sommes majoritaires".

 

 

Synthèse blog, 27 février 2013

 

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