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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Alors que la future constitution est discutée par le nouveau parlement élu en Tunisie, les mouvements sociaux semblent prendre un nouvel élan à la faveur d’un horizon économique moins bouché, avec la relance des réservations touristiques pour la saison 2012 et la reprise de la production manufacturière. Une manière de remettre la question du rôle de l’Etat liée à celle des choix économiques et sociaux, comme l’avait fait Mohamed Bouazizi.

 

Naissance d’une nouvelle centrale syndicale

 

La Tunisie est entrée dimanche dans le pluralisme syndical avec la naissance de la Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT), une centrale de gauche interdite sous le régime du président Ben Ali chassé du pouvoir en janvier sous la pression de la rue. La CGTT se présente comme "un contre-pouvoir totalement indépendant et démocratique avec des orientations modernistes", a indiqué à l'AFP son fondateur et secrétaire général élu, Habib Guiza. "Pour nous le droit syndical s'inscrit dans la défense des libertés individuelles et fondamentales dans un Etat démocratique et civil, où les hommes et les femmes sont égaux", a-t-il expliqué, en allusion au risque de régression des droits des Tunisiennes avec l'émergence du parti islamiste Ennahda, vainqueur de la première élection de l'après Ben Ali le 23 octobre. "Une nouvelle génération de syndicalistes ayant pour la plupart moins de 40 ans dont des femmes forment les structures dirigeantes élues dimanche", a précisé le président du congrès, Mohamed Chaari, parlant d'un "moment historique". Fondée en 2006 mais interdite sous l'ancien régime, ses dirigeants revendiquent un ancrage dans la ligne de son ancêtre la CGTT de Mohamed Ali Hammi, leader nationaliste et fondateur en 1924 du premier syndicat de la Tunisie sous protectorat français jusqu'en 1956. Le congrès a rassemblé des représentants des 30.000 adhérents revendiqués par la CGTT, des syndicats européens et de partis politiques tunisiens de gauche.

(AFP)

 

 

Sakiet Sidi Youssef paralysée par les chômeurs

 

La ville frontalière de Sakiet Sidi Youssef (gouvernorat du Kef) connaît depuis mardi une paralysie totale des activités administratives, sociales et économiques à cause des mouvements de protestation observés par des jeunes chômeurs dans la région.

 Les protestataires revendiquent leur droit à l'emploi et au développement.

 Tous les accès à la ville, dont le poste frontière, ont été bloqués par ces jeunes.

Les locaux commerciaux, les espaces publics et les établissements administratifs ont du fermer, à l'exception des écoles, des lycées, des hôpitaux et des boulangeries.

Maghreb Emergent, 7 décembre 2011

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