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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi s’est réuni hier mardi avec le président de la république, Moncef Marzouki,  dans le cadre de son initiative de l’assainissement du climat politique. A l’issue de cette réunion, le syndicaliste a déclaré que la situation politique dans le pays exige l’accélération du processus de transition politique et la mise en place d’un consensus national.

 

Quelques jours auparavant, il avait déclaré au congrès de l'union régionale de Nabeul, le dimanche 7 juillet : « Nous devons tirer la leçon de ce qui s’est passé en Egypte pour rechercher le consensus à travers le retour au dialogue qui place l’intérêt de la Tunisie au dessus des ceux des partis politiques », ajoutant : "la Tunisie n’a pas d’autre choix que le dialogue entre les partis politiques qui devraient faire chacun de son côté des concessions pour faire prévaloir l’intérêt du pays ».

 

Le même jour, dans son interview au journal algérien El Watan, il avait précisé la démarche de l'UGTT devant le bloquage politique :

"En tant qu’UGTT, nous travaillons au rapprochement des vues entre les acteurs politiques. C’est plus qu’une nécessité, c’est une urgence nationale. Nous réitérons la proposition d’un dialogue national regroupant les seize partis politiques en vue de trouver un compromis politique pouvant dépasser les divergences de fond. J’en suis convaincu, au regard de la situation dominante dans notre pays tout comme celle qui prévaut dans le Monde arabe de manière générale, un compromis politique est nécessaire pour en finir avec la rédaction de la Constitution qui poserait les jalons d’une démocratie qui prendrait en charge les aspirations du peuple tunisien. Nous reprochons aux partis politiques d’être enfermés dans des logiques partisanes étroites, ce qui exacerbe les tensions et rend difficile le compromis. Pour des calculs électoraux, ils font passer l’intérêt partisan en reléguant au second plan l’intérêt du pays. Dans une situation stable et normale, cela pourrait être compris, mais il ne faut pas perdre de vue que la Tunisie, depuis la révolution qui a renversé la dictature, vit dans un contexte particulier qui requiert une attitude politique à la hauteur des exigences de l’heure. L’intérêt du pays devrait l’emporter et cela exige de chaque acteur politique de faire des concessions. Les intérêts partisans doivent se fondre dans l’intérêt de la révolution tunisienne".

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