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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La protestation a gagné les rues de Tunis, mardi 4 décembre (Khalil - AFP)

 

Photo Khalil AFP

 

Quatre gouvernorats tunisiens ont observé jeudi une grève générale. Des hauts lieux de la révolution, comme Sidi Bouzid et Kasserine, ou de la contestation sociale avec Gafsa et son bassin minier, et enfin Sfax, deuxième ville du pays, place forte du principal syndicat, l'UGTT. Ce vendredi c'est Tozeur dans le sud qui débraye, avant une grève générale jeudi prochain dans tout le pays.

Le mot d'ordre: défendre l'Union générale tunisienne du travail, dont le siège mardi, dans le centre de Tunis a été le théâtre de violences. L'UGTT, qui accuse les Comités de protection de la révolution, milices pro-Ennahda.

Pour faire face à cette offensive anti—syndicale, Cinq sections régionales de l’UGTT ont annoncé une grève générale nationale le 13 décembre.

"L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d'une grève générale le jeudi 13 décembre 2012 sur tout le territoire de la République", a annoncé le syndicat à l'AFP et sur sa page Facebook.

Elle réclame l'arrestation des assaillants et la dissolution de la Ligue de la protection de la révolution, sorte de milice pro-pouvoir aux méthodes brutales qui s'est posée en garant des revendications de la révolte de 2010-2011.

Dans l'histoire du syndicat il ne s'agit que du troisième appel au blocage total, après un premier en 1978 et un autre de deux heures seulement le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute de Zine el-Abidine Ben Ali.

 

 

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