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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Les "monstres" de Gramsci

 

Un économiste estime que l’Algérie se retrouve dans une crise de type “gramscienne”. En Algérie, la formule d’Antonio Gramsci  “L'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour : dans ce clair-obscur, surgissent les monstres” prend vraiment tout son sens. Pour l’intervenant, la transition doit être raccourcie, estimant que les éléments de décollage sont disponibles, “il suffit de les ramasser”.

 

 

Le (seul?) point fort de l'industrie algérienne

 

Dans les années 80 et 90, après l'infitah chadliste, progressivement, on ne trouvait plus guère sur le marché que du concentré de tomate importé. Les importateurs, autorisés par le système, avaient les mains libres. Les usines ont fermé et la culture de la tomate industrielle largement abandonnée. Cette catastrophe néolibérale a particulièrement touché l'est du pays. Stimulée par des mesures incitations publiques, la filière a repris des forces. Les capacités industrielles ont été rétablies, dans lesquelles le secteur privé joue un rôle dynamique. 9 millions de quintaux de tomates industrielle ont été récoltés en 2012, contre 7,7 millions de quintaux en 2011. Les rendements à l’hectare ne cessent de connaître des améliorations significatives. (Lire la suite)

 

 

 

"J'y crois parfois, je vous l'avoue"


Ce vers du poète pourrait s'appliquer au sentiment que ressent le blogueur face à certaines annonces de redressement. C'est le cas pour les propos tenus hier à l'APN par le ministre de la
justice Mohamed Chorfi. “Quatre vingt-dix pour cent des personnes impliquées dans l’affaire Sonatrach 2 ont été identifiées.” Le garde des Sceaux s’est gardé de citer des noms, mais a révélé que l'instruction a mis en évidence “la présence d'un véritable réseau international de corruption dont les ramifications s'étendent à tous les continents et dont le but est d'absorber la substance de Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir des crimes commis”. Il soulignera surtout l’impératif de “protéger les informateurs, les témoins dans les affaires de corruption ainsi que la restitution de colossales sommes d’argent”. Le ministre a fait état d’“une forte et déterminée volonté de lutte contre la corruption par les autorités du pays”. On verra.

 

 

Bac-Des résultats "conformes", triche comprise

 

Mustapha Hammouche est monté sur ses grands chevaux ce matin, à l'annonce des manifestations des recalés du bac. Il affectionne les explications "systémiques". "C’est vrai que, depuis des années maintenant, le système politique a fait œuvre de pédagogie. Le délitement de l’institution scolaire a atteint son comble et a fini par convertir, compartiment après compartiment, l’ensemble de la société aux vertus de la fraude et la légitimité du bien mal acquis. Mais l’École se devait de se maintenir hors de portée des effets corrupteurs de mœurs politiques malsaines. C’est peut-être même sa vocation : rester une franchise éthique, parce que, dans le naufrage, on doit quand même penser à sauver les enfants".

Dans la même veine, Djaffar Tamani écrit dans El Watan."Il est difficile d’imaginer d’autres formes que prendrait la déchéance de l’école algérienne, lorsque la course à la triche, puis le recours à la rue pour contester les délibérations sont sur le point de supplanter l’effort, l’assiduité et l’intelligence. Des enseignants interrogés sur ces tristes développements de la dernière session du bac ne paraissent pas surpris, «C’est la tricherie à longueur d’année», disent-ils. Et le taux de réussite de 44% est jugé plus conforme au niveau scolaire réel".

 

Le secrétaire général du CLA, syndicat enseignant des lycée, Achour Idir confirme l'évaluation des enseignant interrogé par Djaffar Tamani : "les résultats du bac 2013 sont conformes aux prévisions du syndicat. Nous avions tablé sur un taux de 45,38%, ce qui n’est pas loin du taux annoncé. C’est un résultat qui répond aux normes, il n’y a pas eu de gonflement de résultats. Ce n’est pas un résultat politique. C’est un résultat à des sujets moyens. Mais nous constatons que les élèves n’ont pas eu de bons résultats dans les matières scientifiques et les langues”.  Par ailleurs, que son syndicat exige la transparence sur la sanction “a triché”.

Officiellement, 3 180 candidats ont été reconnus coupables de fraude et sont sanctionnés de 3 ans à 5 ans de privation de candidature au bac pour ceux scolarisés et de 10 ans pour les candidats libres. En France, aussi, comme dans le reste d'un monde, la jeunesse est "accro" à la course à la réussite à tout prix. Dix jours avant le début des épreuves, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, avait présenté un nouveau dispositif de sanctions renforcées contre la fraude au bac.

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