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Publié par Saoudi Abdelaziz

Tizi-Ouzou est à l’honneur. Pour ceux qui croient que les progrès en Algérie dépendent de l’action populaire pacifique et démocratique, la ville des Genêts a offert un beau feu d’artifice hier.

 

Des milliers de retraités et d’étudiants arpentaient les rues pour faire avancer leurs droits et mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités. Bien que séparées, ces marches indiquaient une belle convergence des intentions. Djemaâ Timzouert, le correspondant d’El Watan a entendu les chibanis marchant sur l’avenue Houari-Boumediene. « Les marcheurs ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : «Respect et dignité pour les retraités», «Nous ne demandons pas l’aumône», «Non à la tripartite», «Non à la hogra», «Nous voulons nos droits».

 

Les retraités dénoncent les appareils qui font écran à la défense de leurs droits. S. Aït-Mébarek note dans le Soir d’Algérie : « «Sidi Saïd, Ouyahia barra (dehors)», ont scandé certains marcheurs qui étaient à la tête de la procession où l’on pouvait apercevoir des cadres syndicaux de l’Union de wilaya UGTA. «Sidi Saïd a sali l’UGTA», nous dira, tout en insistant pour rapporter fidèlement ses paroles un retraité du secteur pétrolier, rencontré devant le portail de la wilaya. »

 

Comme on le voit les revendications mettent le doigt sur les blocages politiques. Le parti d’opposition FFS a d’emblée soutenu le mouvement. «Gavée de promesses jamais tenues, cette frange de la société algérienne écartée des préoccupations salariales continue de vivre dans la précarité, le mépris et la désillusion», lit-on dans la déclaration du FFS, qui exige des pouvoirs publics de «mettre fin aux disparités existant en matière de salaires, de pensions et allocations de retraite».

De son côté, la marche des étudiants s'est dérouléé de l'université Hasnaoua jusqu'au siège de la wilaya, en sillonnant les artères principales du centre ville. Plusieurs banderoles et pancartes ont été brandies par les manifestants :  «Halte à l'insécurité», «nous étudions dans un chantier, pas dans une université», «où est la dignité des étudiants ».

 

Contrepoint de cette occupation de l’espace public, les enseignants de l’école paramédicale continuent leur grève pour les salaires et les primes.

 

 

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