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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

DR-Pedro Texeira Duarte, le boss.

 

 

 

Dans le domaine des relations sociales, Texeira Duarte est en voie d’être inscrit dans les annales algériennes. Sa spécialité : des conflits sociaux bloquant interminablement les chantiers. Mauvais management ? ou bien le constructeur dispose –t-il, dans ses contrats, de clauses favorables en cas de retards de réalisation pour cause de grève? Il semble en tout cas bénéficier d’atouts dans l’administration.

 

Mais qui est Texeira Duarte ? Une petite entreprise melhoufa qui prive nos ouvriers de leur misérable prime de panier pour boucler son bilan ? L’ambassade du Portugal à Alger écrit sur son site : « Fondée en 1921, Teixeira Duarte est actuellement leader d’un des plus grands groupes économiques portugais. Cotée en Bourse et opérant dans une quinzaine de pays dans sept secteurs d'activité, la société compte sur 10.500 employés et un chiffre d'affaires de 1.200 millions d'euros ».

 

Ce grand consortium portugais, particulièrement présent en Amérique latine et en Afrique, détient des participations stratégiques dans la société Cimpor (Cimentos de Portugal) et dans la banque Banco Comercial Português S.A. (Blog).

 

Texeira Duarte, avale tout ce qui fait ventre : par exemple, le concessionnaire portugais Teixeira Duarte Automotive contrôle 20 % du marché angolais d’importation de véhicules.

 

La société a obtenu d’importants contrats pour le développement du chemin de fer algérien, notamment à l’est d’Alger. Il participe aussi activement à l’extension du métro d’Alger

 

De nombreuses grèves ont été observées dans les différents chantiers, sur des revendications normales négociables : paiement correct des heures supplémentaires, primes, conditions de travail. Mais la particularité de Texeira Duarte, c’est le refus de discuter, obligeant les ouvriers à des grèves à rallonge.

 

Les travailleurs de Teixeira Duarte chargée de la réalisation et de la modernisation de la ligne ferroviaire reliant Thénia (Boumerdès) à Oued Aïssi (Tizi Ouzou) ont déclenché une grève illimitée  le 18 juillet dernieren raison de l'entêtement du refus du  dialogue avec le collectif des travailleurs afin de trouver une issue favorable au conflit.

 

A Alger, selon El Watan, les protestataires dénoncent la «sourde oreille» du groupement d’entreprises portugaises Teixeira Duarte et Zagop Andrade, chargé du projet d’extension du métro. Les ouvriers n’en sont pas à leur première action contre leur employeur. Une première grève de cinq jours a été lancée en avril dernier, mais n’a pas fait fléchir l’employeur. «L’entreprise portugaise, qui menace les ouvriers et leurs représentants syndicaux, est passée à l’action, signifiant la fin de contrat de 68 ouvriers. Nous avons exigé l’application simple de la réglementation du travail. L’entreprise portugaise ne fait pas trop cas de la loi algérienne ».

 

On peut lire aujourd’hui dans Le Quotidien d’Oran : « Les travailleurs du Métro d'Alger ont saisi, à plusieurs reprises, le ministère du Travail et l'inspection du Travail. «Nous nous sommes réunis avec l'inspecteur du Travail, au sein de la direction de l'entreprise, mais ce dernier a refusé de nous remettre le PV de la réunion. Il nous a même abandonnés après notre insistance», dira Djeddis Lamine. Le syndicat a déposé plainte contre cet inspecteur suite à des insultes à l'encontre de travailleurs. Le SG du syndicat a précisé que sa formation syndicale est poursuivie en justice, en raison de l'illégalité de son mouvement de grève. «Pourtant nous avons déposé un préavis de grève», dira le porte-parole du syndicat en affirmant «qu'une audience est prévue aujourd'hui».

 

 

Saoudi Abdelaziz , 17 décembre 2012

 

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