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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

« Taper sur Bouteflika pour dédouaner le système ». C’est le titre de l’analyse de Kharroubi Habib qui affirme « Ils sont en mission commandée », à propos de la campagne médiatique visant à déposer Bouteflika, alors que l’on est à une dizaine de mois de l’élection présidentielle. « A la base, tous ces scénarios qui sont multiples ont en commun le postulat que c'est Bouteflika qui est le problème de l'Algérie et donc que son départ le résoudrait. Ce en quoi leurs concepteurs prennent les Algériens pour de parfaits imbéciles à qui il est aisé de faire avaler les élucubrations qu'ils leur vendent en guise de solutions à la crise nationale ». Analysant les « propositions » de sortie de crise, il évoque «  des arguments qui cachent mal qu'ils sont en mission commandée pour le compte des « faiseurs de roi » qui ont compris qu'ils ne peuvent plus faire le procès du président en exercice et le contraindre à partir sans du même coup faire eux aussi l'objet de critiques. »

 

 

A propos des déclarations et des démentis de Mohamed Chafik Mesbah, Saïd Chekri dans Liberté précise : « L’ancien colonel du DRS ne l’a pas dit expressément, mais il l’a suggéré nettement : les quatorze ans de règne de Bouteflika n’auraient pas été sans effet sur l’ANP et sur la cohésion de sa chaîne de commandement.
Certes, M. Mesbah relativisera bien son propos, au surlendemain de sa sortie au Forum de Liberté, mais le coup était parti. Le colonel du DRS à la retraite, qui s’exprimait en “politologue”, en avait dit trop ou trop peu. Dans la mise au point qu’il a dû se faire à lui-même, il a tenu à assurer que l’ANP restait une institution forte et que le peuple algérien lui-même avait la “maturité” nécessaire pour faire face à toute situation. Du coup, la nuisance surdimensionnée de Saïd Bouteflika paraît n’être qu’une création de Mesbah qui en avait besoin pour faire avaler l’option Zeroual “seul capable de mettre au pas le DRS et l’état-major de l’ANP”. Car, du même coup, il ne subsiste plus aucune raison d’appeler à une période de transition. Ainsi, au black-out entretenu sur l’état de santé de Bouteflika et l’imbroglio juridique “construit” pour empêcher une déclaration de vacance du pouvoir, s’ajoute ce micmac politique “élaboré” et saupoudré pour qu’au final s’impose une succession “consensuelle”. Comme en 1999. Si la succession est donc ouverte, l’horizon semble toujours fermé. »

 

 

 

Le gros poisson avant la sardine. C’est le titre choisi par,  Laouari Slimane, pour sa chroniqueur du Temps d’Algérie. Il écrit à propos de l’opération-2012 contre  l’informel :

« Dans le «spectacle», il aurait peut-être fallu que l'opinion publique découvre quelques grosses affaires de contrebande révélées, un bazar sous-terrain démantelé ou des containers d'importation frauduleuse saisis. Même si de ce côté-ci également les Algériens sont habitués à des opérations trompe-l'œil, elles sont tout de même plus emblématiques du mal qui ronge le pays que quelques étals d'oignon démantelés face aux caméras, pendant que Monsieur le maire promet au micro des espaces de reconversion réguliers à ceux qui les exploitaient.

Finalement, on n'a eu même pas ça, ce qui est tout de même le comble pour une opération par laquelle un Premier ministre comptait marquer son passage à ce niveau de responsabilité. A moins qu'on ne soit en train d'investir des terrains plus profonds. Ce qui est difficile à intégrer dans le disque dur des Algériens qui ne vont tout de même pas croire qu'on puisse s'attaquer aux «gros poissons» quand on n'arrive pas à pêcher la sardine. »

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