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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

« Au cours d’une rencontre entre François Hollande et Hamad Bin Jassem, le premier ministre du Qatar, le président de la République aurait confirmé les opérations clandestines engagées entre les services français et qatariens en appui à l’opposition syrienne ». C’est une des révélations du livre de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, Qatar Les secrets du coffre fort. Georges Malbrunot en publie une page sur son blog.

 

Georges Malbrunot : biographie

 

Syrie: Paris a-t-il livré les armes que le Qatar réclamait pour les rebelles?

 

Par Georges malbrunot, 15 mars 2013



Alors que le débat bat son plein sur l’armement des insurgés anti Bachar el-Assad, je vous livre les faits suivants, relatés dans le livre que j’ai écrit avec Christian Chesnot (Qatar Les secrets du coffre fort), publié hier jeudi aux Editions Michel Lafon.

 

Chapitre Le Qatar en guerre. L’appel aux armes (page 206).

En pointe dans le combat contre Bachar el-Assad les Qatariens veulent acquérir des armes auprès de leurs partenaires occidentaux pour les livrer aux rebelles. A qui vont-ils s’adresser ? A leurs amis français. Au cours d’une rencontre entre François Hollande et Hamad Bin Jassem (le premier ministre du Qatar, ndlr), le président de la République aurait confirmé les opérations clandestines engagées entre les services français et qatariens en appui à l’opposition syrienne.

 

Au ministère de la Défense, on a pris acte de la demande qatarienne de fournir du matériel – appareils de vision nocturne, radios – pour les insurgés. Paris a déstocké des centaines de pièces. Soucieux de pouvoir écouter les conversations des rebelles, les techniciens français ont reconfiguré les appareils radio réclamés par les opposants à Assad. Tout cela a bien sûr coûté de l’argent : environ 14 millions d’euros, selon un membre de l’état-major. Peu importe, il s’agit d’aider les combattants de la liberté syriens. Problème : lorsque la marchandise a été prête, les Qatariens n’ont plus voulu payer la facture. Mi-janvier 2013, au ministère de la Défense, nombreux sont les militaires français à l’avoir mauvaise contre Doha. Que faire ? « C’est tout le problème », soupire l’un d’eux. « Vous savez, on ne peut rien refuser au Qatar ». Fin de citation.

 

Après l'appel de François Hollande à armer les insurgés, Paris a donc rejoint Doha sur cette ligne combattante. Mais dans la pratique, l'acheminement des armes aux "bons rebelles" risque de poser d'inextricables problèmes. Nous y reviendrons.

 

L’Orient Indiscret

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