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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

Synthèse blog

 

En réponse à la grève de la semaine précédente, aucune réponse concrète et chiffrée n’a été communiquée aux syndicats. Le ministre Abdellatif Baba Ahmed  s’adresse uniquement aux médias pour claironner que «la plupart des revendications des syndicats du secteur ont été satisfaites »,  assurant que le Premier ministre allait donner des instructions dans ce sens. Cette annonce ne contient aucun engagement précis et semble être destinée à l’opinion publique, le ministre mettant l’accent sur « la nécessité de prendre en considération l'intérêt de l'élève».

 

 

« Le dialogue » entre partenaires sociaux n’est pas de mise lorsqu’il s’agit de fonction publique. Les enseignants du secondaire, surtout dans les régions du sud et des Hauts-Plateaux, ne sont naturellement pas convaincus par ces promesses vagues, bien dans la tradition d’un pouvoir qui répugne aux engagements précis et vérifiables.

 

Reconduisant l’action de la semaine précédente, le Snapest appelle à une nouvelle grève de trois jours, les 15, 16 et 17 avril, «devant le silence énigmatique du gouvernement et son immobilisme dans la gestion du problème des enseignants, des wilayas du Sud et des Haut-Plateaux». Le syndicat releve notamment «une aberration qui n'existe nulle part ailleurs, où dans une même fiche de paye on trouve comme référence trois salaires de base, à savoir, salaire de base de 1989, qui est de 4 250 DA, celui de 2001, qui est de 10 700 DA et celui de 2008, qui est de 26 000 DA, alors qu'un seul salaire de base doit figurer comme référence». Le Snapest se dit convaincu que tant qu'une politique salariale claire, basée sur le poste occupé et le diplôme, n'est pas mise en oeuvre, le retour à la case départ restera toujours omniprésent.

 

De son côté, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique appelle à deux journées de grève, les 15 et 16 avril. Le Cnapest précise dans un communiqué qu'aucune suite n'a été formulée par les responsables de la tutelle. Parmi les revendications exprimées : l'actualisation des primes de la région Sud, la médecine du travail, notamment les postes aménagés, le problème de logements en général et ceux du Sud en particulier, la question liée à la promotion des professeurs d'enseignement scientifique et technique (PEST), des chefs d'atelier et de travaux ainsi que les enseignants du primaire et du moyen.
 

 

LUnpef et le Cla optent pour une journée de protestation le mercredi 17, notamment pour dénoncer la marginalisation et les différentes formes de discrimination subies par les travailleurs des corps communs.

 

Remarque. Les syndicats enseignants continuent d’agir en ordre dispersé. Cette dispersion est le résultat des manipulations de longue haleine menées par le pouvoir pour atomiser l’action revendicative et l’unité syndicale. Cette dispersion va devenir le principal atout de l’administration face au ras-le-bol grandissant des enseignants (les mal-aimés dans l’échelle libérale en vigueur) des différent degrés et à la montée prévisible du mouvement revendicatif. Pourtant, aussi bien sur les revendications spécifiques du sud que sur les propositions liées au statut, ou à la situation inacceptable des corps communs, les differents syndicats semblent avoir une approche commune. Pourquoi alors ne se mettent-ils pas d’accord pour formuler des revendications concertées suivies d’actions coordonnées sur le terrain?

 

 

 

 

Synthèse blog, 15 avril 2013

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